Souvent présenté comme une technologie alternative , le WiMax pourrait finalement devenir un concurrent direct de l'ADSL.
L'attribution des licences régionales d'exploitation par l'autorité de régulation des télécoms (Arcep) a placé le WiMax sous les feux de l'actualité. Les cadres réglementaires étant désormais fixés, les opérateurs de réseaux identifiés et les projets d'exploitation lancés ou en passe de l'être, le WiMax semble avoir un avenir radieux en France.
Initialement prévu pour couvrir les zones blanches non raccordées à l'ADSL, le WiMax pourrait se développer assez rapidement et venir concurrencer les réseaux classiques dans des régions déjà couvertes par le haut-débit. C'est le cas par exemple en Vendée où plus de 100 entreprises ont choisi le Wimax plutôt que l'ADSL. Présenté comme une alternative, cette technologie a pourtant d'ores et déjà séduit de nombreux utilisateurs. Pourquoi préférer un accès Internet par ondes hertziennes quand on peut l'avoir par l'ADSL ?
D'une part, la technologie Wimax offre des débits synchrones, c'est à dire aussi élevés en récéption qu'en émission de données. D'autre part, les coûts d'abonnement et de mise en service du WiMax sont sur le point de devenir plus compétitifs grâce à une baisse significative des prix d'ici la fin de l'année. Enfin, les premières offres commerciales proposant la voix sur IP sur ce type de connexion devraient également faire leur apparition début 2007.
Bien que l'ADSL ait encore de beaux jours devant lui, le Wimax pourrait devenir un sérieux challenger dans les années à venir.
En France, le WiMax n'en est pour l'instant qu'à ses premiers balbutiements. Quelques expériences locales sont menées ici et là. La plupart des infrastructures WiMax sont deployées dans l'unique but de palier aux déficiences des autres réseaux haut-débit. Pourtant, le WiMax est potentielllement un concurrent dangereux pour l'ADSL. Les réseaux filaires sont amenés à décliner au profit de réseaux plus souples alliant puissance et mobilité. Contrairement au WiFi et au courant porteur en ligne (CPL) qui sont complémentaires à l'ADSL, le WiMax est une technologie indépendante qui a juste besoin d'être plus compétitive pour se développer. Plus seulement cantonné à son rôle de "solution miracle" à la fracture numérique, l'alternative WiMax se transformerait alors en challenger redoutable.
Les pirates exploitent fréquemment le 'MAC-address spoofing', à savoir la falsification du 'hardware-id' unique de l'équipement de réseau, dans le but de pénétrer par effraction sur celui-ci. Une nouvelle technique devrait mettre fin à ces pratiques pour les réseaux WiFi.
La technique repose sur la prise d'une "empreinte digitale" de chaque appareil WiFi du réseau. Tout appareil qui émet des signaux radiographiques, se caractérise en effet par un signal propre et donc unique. Tel est même le cas des appareils d'un seul et même fabricant. Le signal suffit clairement pour garantir déjà une identification sûre à 95 pour cent.Les adresses MAC sont des numéros de produit alphanumériques uniques qui sont attribués à chaque produit de réseau individuel, tant câblé que sans fil. Sur base de ces numéros de produit, les gestionnaires peuvent donner ou non accès à leur réseau. Malheureusement, il n'est pas bien compliqué de falsifier les adresses MAC à partir d'autres ordinateurs, ce qui fait qu'il est déconseillé de sécuriser des réseaux au moyen des seules adresses MAC.
Déployer un réseau Wi-Fi : les huit questions à se poser avant de démarrer Cette Foire Aux Questions (FAQ) recense les points les plus critiques à étudier avant de se lancer dans un projet de réseau Wi-Fi. Elle permettra à votre entreprise d'éviter les principaux pièges d'une installation sans-fil.
1. Peut-on installer un réseau Wi-Fi dans tous les locaux ?
Non. La portée du Wi-Fi varie selon la puissance du matériel utilisé et les conditions d'implantation. L'épaisseur des murs, l'usage de téléphones sans fil, de micro-ondes et de certains matériaux métalliques perturbe les réseaux Wi-Fi. Dans un environnement particulièrement "bruyant" l'implantation d'un réseau Wi-Fi n'est pas toujours idéale. Il vaut mieux alors envisager le courant porteur en ligne (CPL) ou un câblage traditionnel.
2. Quelles sont les obligations légales liées au déploiement d'un réseau Wi-Fi ?
Depuis le 1er janvier
3. Comment savoir si mon entreprise se trouve en zone sensible ?
Certaines zones sensibles - proximité d'aéroport, de zone militaires, etc. - contraignent l'entreprise qui souhaite déployer un réseau Wi-Fi à respecter une puissance d'émission maximum. Pour des raisons de confidentialité, le ministère de la Défense n'a pas souhaité publier une telle liste. Il faut donc faire une demande précise au Ministère des télécommunications.
4. Combien de personnes peuvent se connecter à un point d'accès ?
Tout dépend de sa puissance. Sur un point d'accès d'entrée de gamme, il est préférable de ne pas dépasser cinq à dix utilisateurs simultanés selon le type d'usage du réseau. La bande passante d'un point d'accès 802.11b (11 Mb/s théoriques et plutôt 8 Mb/s dans la pratique) est en effet partagée entre tous les utilisateurs. Dix utilisateurs simultanés sur un point d'accès à 11 Mb/s obtiendront un peu moins d'un Mo de bande passante. C'est largement suffisant pour relever ses e-mails ou naviguer sur Internet, mais trop limité pour certaines applications d'entreprise.
5. Quel est l'impact des logiciels Peer to peer sur une bande passante Wi-Fi ?
Sur un réseau local câblé à 100 Mb/s l'impact de ces logiciels se fait peu sentir. En revanche, comme la bande passante Wi-Fi est mutualisée entre les différents utilisateurs connectés et que cette bande passante est faible (11 Mb/s), l'usage des logiciels Peer to peer pénalise considérablement les autres utilisateurs.
6. Il y a t'il des incompatibilités entre matériels Wi-Fi ?
Oui. De nombreux matériels Wi-Fi sont commercialisés sans être certifiés.
7. Et entre normes Wi-Fi ?
Oui, aussi. La nouvelle norme 802.11a n'est pas compatible avec le standard de fait, plus ancien, 802.11b.
8. La technologie radio est-elle dangereuse pour la santé ?
Les antennes Wi-Fi rayonnent avec une puissance maximale de 100 mW, très inférieure par exemple aux antennes GSM dont la puissance, elle-même relativement faible par rapport à d'autres sources d'émissions radioélectriques, est de l'ordre de quelques dizaines de Watts.
Réseau : Dieppe marie technologie radio et laser Contrainte de réduire ses coûts de communication et de raccorder un grand nombre de sites distants, la Mairie de Dieppe a opté pour une solution réseau mixte couplant technologie radio et laser. Une première en France.
Une expérience unique
Les solutions classiques de raccordement en fibre optique ou en lignes spécialisées ont été rapidement écartées du fait de leurs coûts de fonctionnement prohibitifs. La municipalité a donc décidé d'engager une réflexion sur la faisabilité d'interconnexions par liaisons hertziennes, boucle locale radio (BLR) et laser, avec comme priorité la conformité des équipements électriques à
Fin 2003, la Mairie de Dieppe procède à un premier essai de raccordement radio électrique entre la Maison des Sports et l'Hôtel de Ville. Un test concluant qui, début
Toutes les connexions laser sont doublées
Les solutions Alvarion ont été retenues pour leurs performances, leur fiabilité et leur sécurité. Basées sur
Aujourd'hui, la municipalité a mis en oeuvre quatre liaisons laser à 100 Mbit/s et a déployé quatre antennes radio Alvarion sur le territoire de
Un retour sur investissement en quatre ans
Pour la Municipalité, le premier avantage est d'ordre technique et qualitatif, puisque les technologies radio sans fil ont permis le raccordement informatique d'un grand nombre de sites qui n'étaient pas connectés jusqu'alors. L'autre bénéfice, plus quantifiable, réside dans la réduction des coûts de communications. "Les locations de lignes Numéris coûtaient chaque année à la ville près de 12 000 euros, avec des débits limités. Quant aux sites à raccorder dans le cadre de notre projet, ils représentaient un coût de fonctionnement supérieur à 50 000 euros. Nous prévoyons d'ores et déjà une exonération des coûts de communications inter-sites, entre la Mairie et les réseaux de crèches", se félicite Jean-Michel Vantet.
Avec un financement de 170 000 euros pour le déploiement des réseaux laser et WLAN, la Mairie de Dieppe espère un retour sur investissement d'environ quatre ans, hors subventions potentielles. Cette municipalité dispose aujourd'hui d'un réseau mixte BLR - laser lui conférant une expérience unique au niveau européen. A l'instar de la ville de Budapest, qui fut la première ville européenne à doter son musée d'une liaison laser, la ville de Dieppe a engagé l'informatisation du Château-musée. Une opération réalisée en partenariat avec la direction régionale des affaires culturelles et le Conseil régional de Haute-Normandie, et qui comprend notamment la liaison sans fil avec l'Hôtel de Ville, la mise en place du réseau local propre à l'établissement et le déploiement des postes téléphoniques IP. Grâce à l'extension de son réseau local, la municipalité normande prévoit également, en janvier
Etablissement de service public regroupant 800 agents, la Mairie de Dieppe s'est trouvée confrontée il y un an à une problématique technico-économique : comment raccorder un grand nombre de sites distants non connectés et réduire ses coûts de communication induits par les abonnements Numéris de ses bibliothèques-médiathèques. "Nous recherchions une solution haut débit, pérenne et sécurisée qui assure la mise en réseau local de plusieurs sites délocalisés, et qui, grâce à la voix sur IP (VoIP), nous permette de réduire nos coûts téléphoniques", explique Jean-Michel Vantet (photo), directeur de l'informatique et des télécommunications à la Mairie de Dieppe.
Sécuriser les réseaux Wi-Fi en entreprise
Assurer la sécurité des réseaux Wi-Fi n'est plus une gageure : les outils et les protocoles sont enfin disponibles. Mais la mise en oeuvre d'un tel projet demande encore une réflexion adaptée aux spécificités du sans-fil.
"Depuis toujours, la façon la plus évidente de sécuriser un réseau Wi-Fi a été de démarrer un VPN traditionnel (de type IPsec ou SSL, ndlr) et d'y ajouter les procédures d'authentification forte déjà en place dans l'entreprise", explique Alexandre Stervinou, consultant senior chez RSA Security. Cette approche, qui consiste à considérer le Wi-Fi comme un simple "tuyau" fournisseur de bande passante, demeure la plus évidente et, surtout, la plus utilisée aujourd'hui.
Les méthodes traditionnelles pleines d'avenir
Pour les entreprises qui ont dû déployer un réseau Wi-Fi durant ces dernières années, le choix était de toute manière plutôt limité : les normes de sécurité purement Wi-Fi n'existaient pas vraiment ou elles se révélaient inadaptées à un réseau d'entreprise, tel le Wired Equivalent Privacy (WEP), et son implémentation cryptographique bien légère. Dans ces conditions, le Wi-Fi se résume alors à une simple couche de transport, au même titre qu'un câble Ethernet... mais accessible à quiconque capable d'approcher de la zone de couverture du réseau !
Pour assurer sa sécurité, l'entreprise doit alors considérer le Wi-Fi comme un réseau public indigne de confiance au même titre, par exemple, qu'Internet. Les clients Wi-Fi se connectent à l'entreprise à travers un VPN tout à fait traditionnel et l'authentification a lieu une fois arrivée sur le réseau local, à l'aide des mécanismes déjà en place : un annuaire LDAP ou un serveur Radius le plus souvent. Bien souvent, le réseau Wi-Fi est isolé du reste de l'architecture à l'aide des routeurs et les adresses IP allouées aux client Wi-Fi appartiennent à une plage différente, reconnaissable, afin de permettre une meilleure ségrégation au niveau des routeurs de l'entreprise.
Des protocoles de sécurité dédiés au Wi-Fi
Mais le Wi-Fi évolue et mûrit sur le terrain de la sécurité. Aujourd'hui il sait s'affranchir des méthodes traditionnelles pour proposer une sécurité purement Wi-Fi, basée sur des protocoles dédiés. Avec des protocoles tels WPA, WPA2 et le 802.1X, le Wi-Fi dispose de toutes les armes pour assurer lui-même sa sécurité... et offrir des avantages non négligeables. "Auparavant, on ne pouvait vraiment que sécuriser la couche IP à travers le Wi-Fi. Avec ces nouveaux protocoles, qui arrivent désormais à maturité, on sait aussi sécuriser les couches basses du Wi-Fi", poursuit Alexandre Stervinou. La pierre angulaire de cette sécurité sans-fil est le protocole 802.11i, ratifié l'été dernier sous la dénomination WPA2. "Avec le 802.11i, nous sommes maintenant au point en ce qui concerne la sécurité du Wi-Fi, car on atteint la même robustesse de chiffrement qu'un VPN IPsec", explique Vincent Blavet, consultant réseaux chez Cisco.
WPA2 apporte aux équipements Wi-Fi le chiffrement AES, standard et robuste. Il intègre aussi, comme son prédécesseur WPA, le changement dynamique des clés et il offre une solution de bout en bout capable d'être certifiée FIPS-140-2, un standard américain fort couru. C'est une première pour le Wi-Fi. L'autre standard sécurité du Wi-Fi, c'est le 802.1X. Il permet de gérer l'authentification à la borne, au lieu d'obliger le réseau à accueillir n'importe qui pour procéder à l'authentification plus loin dans le réseau. Et 802.1X peut s'appuyer sur un serveur Radius existant, ce qui en fait une vraie solution d'entreprise. "802.1X permet d'étendre le contrôle d'accès à la frontière du réseau", résume parfaitement Alexandre Stervinou.
Attention aux risques spécifiques
Mais ce n'est pas parce qu'un réseau Wi-Fi sera parfaitement sécurisé sur le plan logique qu'il offrira pour autant le même niveau de sécurité que son homologue filaire au coeur de l'entreprise. "Il y a un vrai travail de sécurisation radio à faire. Cela commence par la détection des bornes pirates, ou des bornes voisines qui pourraient créer des interférences. Mais cela passe aussi par la détection d'éventuels brouillages volontaires, ou encore l'identification de clients en mode dit "ad hoc", qui, parce qu'ils sont autorisés, permettent à d'autres, non autorisés, d'utiliser le réseau", explique Vincent Blavet.
Cette partie de la sécurité du Wi-Fi commence à être prise en charge par les équipements d'entreprise (ce qui les distingue de leurs homologues grand public). Les bornes, par exemple, sont capables de scanner activement leur environnement à la recherche d'autres points d'accès non répertoriés. Hélas, cela ne servira à rien si l'entreprise n'intègre pas ces nouveaux risques dans ses processus de gestion de la sécurité : il faut être capable de surveiller ces signaux, d'identifier les menaces et d'y répondre. Une activité supplémentaire dont les équipes sécurité se passeraient bien volontiers !
Bien que très simple, une telle architecture est tout à fait sûre : "Hormis le risque de déni de service radio, il y a peu de chance de pénétrer un réseau Wi-Fi qui mettrait correctement en oeuvre un VPN traditionnel", confirme Alexandre Stervinou (photo). Cette méthode permet le déploiement rapide d'un réseau Wi-Fi sécurisé et présente l'avantage d'être simple à gérer par les équipes en place, qui n'ont pas à assimiler de nouvelles techniques de sécurité.
Quel réseau sans fil pour quels besoins ?
Les réseaux sans fil investissent toutes les entreprises, PME ou multinationales. Au-delà du confort d'utilisation, c'est le faible coût d'installation qui séduit. Reste à choisir la solution adaptée à ses besoins et anticiper les évolutions aléatoires d'une technologie encore immature.
Le Wi-Fi et ses alternatives Si les réseaux sans fil basés sur la norme 802.11b fleurissent comme des champignons, ils ne doivent pas éclipser l'intérêt des technologies complémentaires comme Bluetooth et le courant porteur. Car le Wi-Fi ne répond pas à tous les besoins. Selon Ipsos-Insight, 135 millions de personnes se sont déjà raccordées d'une manière ou d'une autre (Wi-Fi, Bluetooth, BLR, etc.) à un réseau sans fil. Plutôt que de recourir à des câbles pour relier des ordinateurs entre eux, les réseaux sans fil s'appuient sur l'émission d'ondes. Cette approche permet de réduire le coût d'installation en évitant le câblage d'un bâtiment. Il existe plusieurs technologies de réseau sans fil qui se distinguent par la fréquence radio utilisée et la portée des transmissions.
Wi-Fi : de 11 à 54 Mb/s sur 300 mètres
Le Wi-Fi (contraction de WIreless FIdelity) est le nom commercial donné par
· 802.11b : c'est la norme la plus répandue. Elle permet d'échanger des données sans fil avec un débit maximum théorique de 11 Mb/s (6 Mb/s réels) et une portée qui dépend de la puissance des bornes (dizaines à centaines de mètres) sur la bande des 2.4 GHz avec 3 canaux radio disponibles.
· 802.11g : cette norme fonctionne sur la même bande de fréquence que le Wi-Fi mais avec un débit théorique de 54 Mb/s (30 Mb/s réel). Elle supporte une compatibilité ascendante avec
· 802.11a : cette norme permet d'obtenir du haut débit (théorique de 54 Mbps et 30 Mbps réel) sur la bande des 5 Ghz. Elle favorise une meilleure utilisation du spectre radio.
· 802.11e : cette norme améliore la qualité de service en rendant prioritaires les paquets pour optimiser la transmission suivant qu'il s'agit de la voix, de la vidéo ou des données.
· 802.11h : cette norme rapproche le standard IEEE 802.11 du standard européen HiperLAN 2
CPL : 14 Mb/s sur 200 mètres
Bien qu'il ne s'agisse pas d'une technologie de réseau sans fil, le courant porteur en ligne (CPL) est un concurrent sérieux de Wi-Fi. Utilisée depuis plus de 20 ans par EDF sur ses lignes haute tension, cette technologie permet de créer des réseaux locaux Ethernet en utilisant le câblage électrique existant. Mature, CPL propose un débit théorique de 14 Mb/s (9 Mb/s généralement constatés) sur une distance d'environ
Bluetooth : 1 Mb/s sur 30 mètres
Si le Wi-Fi est adapté à la construction de réseaux locaux sans fil, cette technologie consomme énormément d'énergie et sa portée comme son débit ne sont pas adaptés à l'échange d'informations entre deux périphériques informatiques : ordinateur à imprimante, téléphone portable ou PDA vers PC, etc. Pour ce type de réseaux domotiques, la norme Bluetooth (IEEE 802.15.1) lancée par Ericsson en 1994 est mieux adaptée. Elle permet d'échanger des données à un débit d'1 Mb/s pour une portée de 5 à
GPRS et UMTS : 384 à 2048 Kb/s partout en France
Bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'une technologie de réseau sans fil, les normes GPRS et UMTS sont de plus en plus souvent associées au Wi-Fi. Le Wi-Fi permet en effet de créer des réseaux locaux publics (les hotspots) dans des lieux tels que les hôtels, aéroports, etc. pour permettre aux utilisateurs nomades de se connecter, via l'Internet, au réseau de leur entreprise. Lorsqu'il n'existe pas de hotspot, la seule façon de se connecter à l'Internet sans recourir à un câble est le GPRS et UMTS. GPRS (General Packet Radio Service) offre un débit théorique de 384 Kb/s et UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) de 2 Mb/s. Les débits constatés sont très loin de la théorie : 30 à 40 kb/s pour GPRS et 250 kb/s pour UMTS.
Des technologies plus complémentaires que concurrentes
Dans un scénario idéal, un utilisateur nomade utilisera GPRS sur une aire d'autoroute pour relever ses e-mails. Arrivé à l'hôtel, il se connectera au réseau local de son entreprise via un hotspot Wi-Fi, puis synchronisera son PDA via Bluetooth. De retour dans son entreprise, il se connectera au réseau local via Wi-Fi en salle de réunion mais utilisera le courant porteur (CPL) à son poste de travail car les contraintes de déploiement (murs blindés, etc.) augmentaient considérablement le coût de déploiement d'un réseau local Wi-Fi dans son immeuble.
Wi-Fi et ses alternatives
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Source : France Télécom - * partagés entre les utilisateurs - ** par utilisateur
Réseaux sans fil : où en sera le Wi-Fi dans trois ans ?
Wi-Fi s'est rapidement imposé comme LE standard des réseaux locaux sans fil. Mais ses défauts - sécurité, interférence avec les obstacles physiques, consommation électrique élevée, etc. - poussent les constructeurs à envisager d'autres alternatives.
Vu l'enthousiasme des constructeurs, UWB et WiMax prendront certainement la relève du Wi-Fi d'ici quelques années. Ces deux technologies étendent la portée et le débit du Wi-Fi tout en consommant proportionnellement moins d'énergie.
Apparu en janvier 2003, Wimax (Worldwide Interoperability for Microwave Access) est le nom commercial de la technologie de transmission radio 802.16 normalisée par l'IEEE en 2001. Première déclinaison concrète, 802.16a permet d'émettre et de recevoir des données dans les bandes de fréquences radio de 2 à 11 GHz. 802.16a permet d'atteindre un débit théorique de 70 Mb/s sur
Ce protocole permet de pousser les réseaux sans fil à des débits atteignant 320 Mb/s. Il améliore également les performances de Wi-Fi en multi-utilisateurs. IEEE 802.11n est prévu pour un usage semblable à celui du Wi-Fi actuel sur la même fréquence de 2,4 GHz.
Mise au point il y a 40 ans, la technologie Ultra Wide Band (UWB) utilise des impulsions électromagnétiques de faible puissance sur un large spectre de fréquences pour transmettre des données à un débit théorique de 480 Mb/s sur
Le Mobile Broadband Wireless Access est basé sur le protocole IEEE 802.20 qui peut offrir 1 Mb/s par utilisateur dans une cellule de
WiMax : 70Mb/s sur
IEEE 802.11n : 320 Mb/s
UWB : 480 Mb/s sur
MBWA : 1 Mb/s à
Trois scénarios d'utilisation de la technologie Wi-Fi
Les réseaux sans fil Wi-Fi répondent à des besoins très différents. Voici trois scénarios d'utilisation professionnelle - PME, entrepôt, travailleur nomade - pour comprendre les apports d'un réseau sans fil dans un contexte réel.
Dans certains cas - équipement de nouveaux locaux de type "plateau" par exemple - un modem-routeur Wi-Fi sera mieux adapté. Il est alors chargé de raccorder l'entreprise à l'internet via une connexion câble ou ADSL puis de répartir la bande passante entre les utilisateurs. Cet équipement devient alors un point sensible car il fournit à lui seul toute l'infrastructure de réseau local et de connexion à internet. C'est pourquoi il faut préférer un équipement haut de gamme (pour sa fiabilité et son respect des standards) et complet : logiciels de sécurité (firewall, proxy, anti-virus, etc.) et de gestion du réseau (serveur DHCP, etc.) pour limiter le nombre de matériels à administrer.
Demain, le réseau téléphonique des entreprises pourra également s'étendre à la voix sur IP (VoIP) - à partir de 802.11b - ce qui évitera d'avoir à câbler un réseau téléphonique. Quelques offres de téléphones Wi-Fi existent déjà, mais elles sont encore chères (environ 500 euros pour un poste).
Les contraintes physiques sont en revanche plus importantes que dans un bureau : nombreuses interférences, structures métalliques, etc. La norme 802.11a fonctionnant sur une plage de fréquences supérieure à 5 GHz permet de limiter les interférences avec d'autres appareils (GSM, etc.) et son débit théorique de 54 Mb/s garantit de pouvoir supporter des trafics importants. En revanche, à la fréquence de 5 GHz les phénomènes de réflexion des ondes sur les surfaces métalliques ainsi que leur absorption par le béton sont importants et la distance maximum de transmission s'en ressent.
1. Réseau local d'une PME de 25 personnes
Les équipements 802.11b (11 Mb/s) et 802.11g (54 Mb/s) répondent parfaitement à la mise en oeuvre rapide de petits réseaux locaux sans fil. Lorsque les utilisateurs sont regroupés dans les mêmes locaux, il suffit souvent d'installer quelques points d'accès Wi-Fi et d'équiper les ordinateurs de bureau de carte réseau Wi-Fi USB ou PCI. Les ordinateurs portables Centrino sont déjà prêts et les modèles plus anciens nécessitent seulement l'ajout d'une carte réseau Wi-Fi au format USB, ou mieux, PCMCIA. Lorsque le recours à plusieurs points d'accès Wi-Fi est inévitable (murs trop épais entre plusieurs pièces par exemple), il peut être intéressant d'utiliser des équipements de type "routeur", c'est-à-dire équipé d'un port RJ45 Ethernet pour les relier entre eux par un réseau filaire et répartir le trafic à l'aide d'un switch. Si le routeur Wi-Fi possède plusieurs ports réseau RJ45, il peut aussi être intéressant d'y raccorder une imprimante en réseau.
2. Equipement d'un entrepôt
Le développement des technologies Wi-Fi a aussi lieu dans le cadre d'applications industrielles comme la gestion d'entrepôt ou le suivi d'une chaîne de production. Un réseau filaire avec des postes fixes est en effet souvent mal adapté aux nombreuses manipulations : scan de colis ou de palettes, relevé des données de machines outils, etc. Grâce au couplage entre code à barres (ou étiquette électronique RFID) et le réseau Wi-Fi, un magasinier peut par exemple transmettre des données en temps réel à l'ERP, à la gestion d'entrepôt ou à la GPAO de l'entreprise.
3. Connexion d'un utilisateur nomade au réseau de son entreprise
Le Wi-Fi est particulièrement bien adapté aux utilisateurs nomades. La plupart des grandes entreprises équipent aujourd'hui leurs salles de réunions ou une zone dédiée dans leurs locaux ce qui évite d'avoir à chercher un câble ou à en "voler" un sur un PC non utilisé. D'autre part, le développement des "hot spots" facilite la connexion des nomades lors de leurs déplacement. Le cabinet d'analyses Gartner Group estime que l'Europe comptera environ 40 000 hot spots fin 2005, la majorité installés dans des hôtels d'affaires, des aéroports, des gares ou des chaînes de restauration. Le débit réel des hot spots se limite en revanche le plus souvent à quelques centaines de Kb/s car les bornes sont elles mêmes reliées à l'Internet via des liaisons ADSL à 1 ou 2 Mb/s. Lorsque le nombre d'utilisateurs est trop important, les performances se dégradent donc rapidement.


