Les freins à la migration
Divers éléments peuvent bloquer toute entreprise à migrer vers une solution de communication IP. La société Normaction en a listé quelques uns dans un Livre Blanc sur le sujet :
- Le déficit de maturité des solutions de téléphonie sur IP qui ne constitue aujourd’hui que 15% des appels internationaux et encore moins pour les appels nationaux.
- Les problématiques d’ingénierie et de dimensionnement des accès télécoms, au fur et à mesure du développement de son réseau, les solutions IP
- La qualité des communications effectuées sur le réseau IP s’approche de la qualité des conversations effectuées sur téléphone portable. De plus, sur un réseau IP, lorsqu’il y a engorgement, les paquets de données sont bloqués par les routeurs. Si la perte de données est trop importante, la dégradation audio sera perceptible.
- La reconstitution des flux vocaux à partir de paquets de données empruntant des chemins informatiques différents peut parfois générer d’importants délais de latence. D’où un décalage lors d’une discussion qui peut être gênant et diminuer la productivité.
- Comme tout réseau amené à occuper d’ici peu une grande part de notre environnement télécoms, il connaît une montée en charge qui peut parfois poser problème en terme de maintien d’un service 100%. Il est vrai que ces risques sont plus importants que sur le réseau filaire traditionnel.
- L’entreprise doit considérer les risques liés généralement à tout réseau informatique. Tout comme elle prend un risque en ne protégeant pas son réseau informatique, elle pourra subir des attaques si elle ne vérifie pas convenablement l’intégrité du réseau informatique sur lequel transitent les « paquets » de données IP.
D’où, avant la migration :
La nécessite d’une étude de faisabilité pour l’opportunité économique et pour choisir l’orientation technique, d’une infrastructure de téléphonie sur IP ou des logiciels type SOFTPHONE pour l’émission/réception des appels téléphoniques, d’une gestion de la qualité de service optimale du réseau, d’outils spécifiques pour la gestion du réseau et pour le suivi des appels. La nécessité éventuelle d’une passerelle vers un réseau externe d’opérateur de télécommunication pour terminer les appels départs et recevoir les appels arrivés (en fonction du choix technique et des besoins), sinon un opérateur de VOIP devra terminer les appels destinés aux téléphones mobiles ou aux abonnés RTC par exemple.
Eventuellement la mise à jour logicielle et hardware des équipements bureautiques et informatiques (routeurs,etc...).
Il faudra également faire attention à l’alimentation électrique du réseau et des systèmes actifs/passifs (coupure électrique=coupure téléphonique) tout comme à la traçabilité des appels (sur demande judiciaire) ou à la sécurité (intrusions, écoutes, etc...).
Dernière nécessité incontournable, la téléphonie IP est une application informatique ! La veille technologique sur les matériels (routeurs, etc...) et les protocoles, à cause des failles possibles et déjà existantes (voir les pages des news déjà diffusées) reste incontournable.
Techniquement, le transport des signaux voix numérisés par paquets impose des contraintes majeures...
- Optimisation de la bande passante (attention aux autres applications informatiques qui monopolise la majeure partie de la bande passante disponible comme Microsoft Exchange (TM)). Pour un bon partage de la bande passante, il faut connaître l’ensemble des flux pouvant avoir une influence importante sur le transport de la voix.
- Délai de transmission (très important dans des cahiers des charges : temps de transfert des paquets), il comprend le codage, le passage en file d’attente d’émission, la propagation dans le réseau, la bufférisation en réception et le décodage. Le délai de transmission optimal est de 150 ms (UIT-T G114). Les délais parfois tolérables sont entre 150 et 400 ms.
- Le phénomène d’écho (réverbération du signal). C’est le délai entre l’émission du signal et la réception de ce même signal en réverbération. Cette réverbération est causée par les composants électroniques des parties analogiques. Un écho < 50 ms n’est pas perceptible. Plus il est décalé dans le temps plus il est insupportable.
- La gigue ou Jitter (variation de l’écart initial entre deux paquets émis). Correspond à des écarts de délais de transmission entre des paquets consécutifs. Nécessite la mise en place de buffers en réception qui lissent ces écarts pour retrouver le rythme de l’émission. Effet nefaste des buffers de réception : augmentation du délai de transmission.
- La gestion de la qualité de service des réseaux IP de transport d’un bout à l’autre. Elle peut-être une solution proprietaire (Qos constructeur), DiffServ, RSVP ou MPLS. Rappelons enfin que le mode de fonctionnement de l’acheminement sur l’internet est du type Best Effort : chaque équipement constituant le réseau (en particulier les routeurs) fait de son mieux pour acheminer les informations.
Le transport de la voix sur l’IP ne doit souffrir d’aucun retard de transmission, ni d’altérations (attention aux firewall), ni de perte de paquets. Si toutes les conditions sont réunis pour offir un service de qualité alors les avantages sont nombreux...
- Au lieu de disposer à la fois d’un réseau informatique (prestataire spécifique) et d’un réseau téléphonique traditionnel (autre prestataire), l’entreprise pourra ainsi tout fusionner sur un même réseau unique (prestataire unique et contrat de maintenance aussi).
- Utilisation du réseau IP en interne (gratuité totale du transport).
- Utilisation du réseau IP en externe de bout en bout (gratuité totale du transport ou coûts égaux à la location du lien intersite ou inter-entreprise).
- Utilisation du réseau IP en externe vers un abonne RTC ou PSTN (prix avantageux selon le contrat passé avec l’opérateur de VOIP chargé de terminer les appels départs vers un abonné RTC par l’intermédiaire d’une passerelle spécifique).
- Le prix de revient d’un paquet TCP/IP peut être plus intéressant que le prix d’une communication téléphonique à la minute.
- Compte tenu de la convergence des matériels et la gestion à distance de la maintenance, la VoIP permet une forte réduction des coûts techniques.
- Les projets IP signent la fin des multiples contrats de maintenance et permettant des rapprochements entre équipes de gestion et équipe d’exploitation en charge des services de téléphonie et des services informatiques.
- La souplesse technologique inhérente aux infrastructures IP permet à l’entreprise de s’affranchir des contraintes techniques dans l’éventualité de déménagements ou de changements dans son organisation.
- L’amélioration des performances des entreprises via des gains de productivité indirects. Les technologies IP permettent de déployer rapidement et efficacement des passerelles de téléconférence ou de messagerie unifiée.
- L’infogérance est facilitée et permet d’offrir et de mettre à jour les mêmes services (messagerie vocale, double appel, conférence...) pour tous les utilisateurs du réseau.
- La téléphonie IP permet à toutes les entreprises équipées de proposer des modes d’organisation en télétravail à ses employés.
- Le fort déploiement de projets IP permet de sécuriser le niveau de qualité des matériels et de professionnalisme des services associés.
- Les matériels ont été testés depuis plus de cinq ans par les grandes entreprises et sont constamment améliorés.
- L’offre n’est pas uniforme et permet aux entreprises de trouver le service qui correspond à la taille et la configuration de son activité.
- Le déploiement agressif d’une nouvelle technologie suppose une baisse graduelle du coût des matériels qui y sont associés. C’est le cas pour la voix sur IP...
Avant même d’exister sur le terrain, le nouveau standard WiMax a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le paysage Français et international se cherche encore autour des accès sans fil alors que le nouvel environnement réglementaire se met en place.
La première moitié de 2004 à déjà été très riche pour le WiMax, appelé 802.16-2004 depuis peu. Ce nouveau standard d’accès sans fil haute vitesse cherche à reprendre et à clarifier ce qui était couvert autrefois sous le nom de BLR (Boucle Locale Radio) en France et Fixed Wireless Access aux États-Unis.
Pratiquement inconnu au début de l’année, ce standard a complètement modifié le paysage numérique en quelques mois, du moins dans l’esprit des observateurs, et suscité une incroyable vague d’intérêt. Plusieurs conférences techniques (dont l’une, le WiMax Summit 2004, s’est déroulée à Paris) ont permis de mieux connaître la technologie sous-jacente, d’identifier des besoins, de réunir les acteurs autour d’un projet de standardisation, d’identifier des tendances et de clarifier un planning de l’arrivée possible du WiMax sur le marché dans le monde.
Aux États-Unis, au cours de l’une de ces manifestations à Washington DC, Michael Powell, le patron de la FCC (l’équivalent de notre ART) indiquait que les fréquences-radio sont devenues dans son pays, « une ressource aussi cruciale que fut la construction du chemin de fer à la fin du 19e siècle pour les Etats-Unis ». Seuls quelques pionniers en France en sont déjà convaincus. Le WiMax remplacerait à la fois le WiFi et l’UMTS et permettrait la mobilité parfaite pour les données et la voix. Ces caractéristiques, souvent présentées à la va-vite dans un amalgame incroyable, ont suscité un énorme intérêt chez les utilisateurs et dans les collectivités locales qui voient un moyen de mieux maîtriser leurs infrastructures locales d’accès haute vitesse, alors que l’opérateur national est pris dans le cercle infernal de l’ouverture de ses marchés à la concurrence.
La longue marche vers le standard…
La mise en place d’un standard est un processus difficile, souvenez-vous des premiers PC au début des années 80... Il faudra passer par deux étapes importantes : la ratification à la norme et la vérification de l’interopérabilité. Le processus de ratification des matériels (stations de base et terminaux) à la norme 802.16d (devenue 802.16-2004) commencera d’ici à la fin de l’année dans des laboratoires choisis par le Forum WiMax qui seul délivrera le label. Il existe aujourd’hui chez les constructeurs membres du Forum WiMax (Alvarion, Aperto, Redline, Navini, Wi-Lan, Airspan, etc.), des quantités de matériels déjà opérationnels, dits pré-WiMax, avec des normes, performances et qualités très diverses. Ils permettront une migration plus ou moins facile vers le WiMax… Aucun de ces constructeurs ne précise encore vraiment un chemin de migration clair entre ses propres matériels pré-WiMax existants et le standard définitif.
Une fois effectuée la ratification des matériels de chaque constructeur au standard, une deuxième étape, plus longue et plus fastidieuse devra être franchie au cours de ce qui est appelé les « plugfests », réunions où tous les matériels de différentes origines devront se parler entre eux. Il s’agira de prouver l’interopérabilité des matériels certifiés WiMax, c’est-à-dire qu’une station de base vendue par un constructeur pourra parler à une autre station de base aussi bien qu’à un terminal d’un autre constructeur et inversement.
Mais au cours de cette étape, qui devrait s’étendre jusqu’à la mi-2006, apparaîtra une déclinaison du standard WiMax appelé 802.11e, permettant la mobilité, c’est-à-dire le passage sans interruption d’une tour à une autre, comme avec le téléphone cellulaire, à condition d’avoir un terminal portable. Il faudra donc recommencer le même processus pour cette adjonction au standard. Initialement fixe, le WiMax évoluera progressivement vers la mobilité au fur et à mesure que des infrastructures interopérables s’installeront pour couvrir de plus grandes zones de territoire. Le processus sera complexe parce que le WiMax, contrairement au WiFi, est un standard qui s’applique à une fourchette de bandes de fréquences – de 2 à 11 GHz. Il faudra donc définir des profils types par zones de fréquence…
Selon Mohammad Shakouri, vice-président marketing du forum WiMax, la première priorité sera donnée à trois zones de fréquences, la bande des 2,5 GHz, la bande des 3,5 GHz et celle des 5,8 GHz. En France, seule la bande des 3,5 GHz, attribuée à la BLR, est aujourd’hui accessible. D’autres profils seront définis par le WiMax Forum dans les bandes de fréquence 2,4 et 5,4 GHz au cours de la deuxième moitié de l’année prochaine.
La technologie du dernier kilomètre
Une différence importante entre le WiMax et le WiFi (au-delà de profondes différences technologiques) est la manière dont ils sont installés et utilisés.
• Le WiFi est une technologie destinée à distribuer sans fil un accès haute vitesse personnel à quelques utilisateurs dans des conditions de sécurité que l’on décide ou non d’appliquer. Le WiFi est le complément idéal du DSL ou du câble pour un usage domestique ou dans une organisation particulière (entreprise, café, hôtel, etc.).
• Le WiMax est une technologie du dernier kilomètre, c’est-à-dire qu’il distribue sans fil, dans un rayon plus large et de façon collective, un accès au backbone Internet à des centaines, voire des milliers d’utilisateurs différents, dans des conditions de performance et de sécurité élevées.
Le WiFi est donc conçu théoriquement pour un déploiement et un usage individuel, le WiMax est lui conçu pour un déploiement et un usage collectif par des opérateurs. Il est donc permis de parler d’infrastructure dans le cas du WiMax alors que le WiFi est techniquement une extension locale d’un accès fixe. Pour faire une comparaison avec la téléphonie, le WiMax se compare au téléphone cellulaire et le WiFi se compare aux téléphones sans fil qui permettent de téléphoner de toutes les pièces d’une maison. De plus, le WiFi opère sur des bandes de fréquences libres (tout le monde peut y accéder à condition de respecter certaines règles de puissance d’émission) alors que le WiMax opèrera dans un premier temps sur des bandes de fréquences régulées dont l’utilisation est exclusivement permise à un opérateur ou une organi sation spécifique pour un territoire donné.
On voit que les deux clés pour le déploiement du WiMax sont d'une part les autorités de régulation qui attribuent les fréquences, et d'autre part les opérateurs et organisations qui mettront en place les infrastructures et réaliseront de véritables services de distribution, au niveau local, régional ou national.
Quelles options pour le paysage français du WiMax ?
Le paysage français pour le WiMax apparaît assez complexe et repose entièrement dans les mains du gouvernement qui se trouve confronté à une décision de développement du territoire de toute première importance. Aujourd’hui en effet, dans la bande de fréquence des 3,5GHz, un seul opérateur, Altitude Télécom, dispose d’une allocation de fréquence nationale qui lui a été attribuée dans des conditions un peu floues à la fin de l’année 2003. Une autre allocation nationale dans cette bande avait été faite à 9 Télécom (filiale de LDCom) qui l’a « rendue », faute d’utilisation. Elle est aujourd’hui disponible.
Aujourd’hui, Altitude Télécom est officiellement le seul à disposer de fréquence, mais il n’a pas dévoilé des moyens financiers et structurels lui permettant de déployer et gérer une infrastructure au niveau national. Très agressif commercialement, Altitude veut bien laisser penser que le WiMax en France lui appartient de fait.
Pendant le WiMax Summit à Paris en mai dernier, tombait un communiqué plutôt ambigu de France Télécom indiquant qu’il déployait en Bretagne, à titre expérimental, un réseau de type pré-WiMax qu’il nommait WIP... Ce que d’aucuns prenaient pour une adaptation propriétaire « à la France Télécom » du standard WiMax. Il fallait faire le rapprochement avec un communiqué du constructeur Aperto, membre du Forum WiMax, pour en comprendre la portée et voir le nouvel intérêt de France Télécom dans cette technologie pour laquelle il ne possède pas d’allocation de fréquence aujourd’hui.
France Télécom déployait aussi discrètement quelques antennes WiMax temporaires pendant le tour de France 2004 avec son partenaire Aperto. L’attitude de France Télécom vis-à-vis du WiMax est ambiguë, comme l’a été son attitude face aux nouvelles technologies tout au long de ces dernières années. L’ancien monopole d’État a en effet lancé une vaste campagne auprès des départements français autour d’une « charte des départements innovants » très contestée, qui a pour résultat d’enfermer les départements dans des contrats de prestations de services à long terme.
Un nouveau rôle pour les collectivités locales
Thierry Breton aurait à cette occasion réalisé une véritable tournée auprès des présidents de conseils généraux pour les « séduire ». Cependant certains d’entre eux se sont franchement rebellés, s’appuyant sur les nouvelles dispositions du Paquet Numérique pour rappeler à France Télécom qu’ils veulent maîtriser leurs infrastructures locales, les services déployés et contrôler les coûts pour leurs usagers qui payent les impôts locaux. Aujourd’hui, dans le paysage numérique français, le poids du monopole de l’opérateur historique continue de peser très lourdement sur les pratiques et freine le développement d’un marché dynamique basé sur les usages et une offre diversifiée abordable. L’ART et le Conseil de la concurrence ont aussi émis quelques réserves significatives sur ces chartes qui permettraient à France Télécom de verrouiller ses marchés et de faire financer ses propres infrastructures en partie par les départements, avec un contrôle a posteriori minimum.
différents besoins et moyens d’accès mobiles.
Pour faciliter l’émergence d’un marché concurrentiel dans les télécommunications, la nouvelle loi sur la décentralisation permet désormais aux collectivités de financer leurs propres infrastructures actives et de passer des contrats de délégation de services avec des opérateurs. Mais peu de collectivités locales disposent les moyens techniques de défendre leur argumentation face à France Télécom pour qui la perte du monopole est vécue comme un coup de couteau dans le dos…
Les questions posées sont nombreuses. Le WiMax suscite un grand intérêt alors que la BLR est un échec, pourquoi ? Faut-il voir une réponse dans les évolutions possibles qu’offrira le WiMax à la mobilité ? Suite à la consultation lancée par l’ART, France Télécom se verra-t-il attribuer une licence nationale et à quelles conditions ? Y aura-t-il des licences régionales ou locales pour faciliter les initiatives et les services locaux et permettre le développement d’opérateurs régionaux ? Verra-t-on donc une nouvelle catégorie d’opérateurs régionaux se développer pour offrir des services sur IP ? Comment peut-on créer les conditions d’un marché des infrastructures de collecte (c’est-à-dire des accès au backbone) ? Quelle autonomie les collectivités territoriales vont-elles pouvoir s’attribuer pour la mise en place d’infrastructures d’accès haute vitesse et faciliter le développement de services numériques ? Quelle coexistence s’établira entre le WiMax, le WiFi, les services sans fil existants ? La voix sur IP pour le grand public n’est-elle pas la prochaine grande rupture à venir ? La deuxième partie de cette année apportera quelques débuts de réponses…
WiMAX devrait donner un second souffle à la boucle locale radio
Suite à la consultation publique sur le WiMAX, l'Autorité de régulation des télécommunications a publié sa synthèse à la mi-décembre 2004. Elle annonce deux nouvelles fréquences dans la bande des 3,4-3,8 GHz, réparties aux enchères.
L'Autorité de régulation des télécommunications (ART) utilise désormais le nom de WiMAX, déposé par Intel, pour parler de la norme 802.16, la technologie radio qui permet de relier en point à point des équipements fixes conçus par Alvarion, Alcatel, Airspan ou Aperto. L'intérêt ? Connecter à moindre coût des zones difficilement accessibles. En France, l'opérateur Altitude Telecom est arrivé à démontrer la viabilité du principe, alors que la majorité des acteurs de la boucle locale radio (BLR) n'ont pu voir leurs projets aboutir.
Début 2004, l'ART a alors entrepris une consultation sur la BLR auprès de cinquante-neuf acteurs pour relancer le marché ; les résultats ont été annoncés le 13 décembre dernier. Il en ressort que les équipements 802.16 offrent, dans leurs différentes versions (d, 2004 et e), de belles perspectives pour le raccordement des PME sur IP. Dans ce contexte, les deux fréquences proposées par l'ART (3,4-3,8 GHz) seront nationales, et leur attribution s'effectuera via des enchères. « Une solution souple et objective » , selon l'ART, qui met un terme aux concours de beauté régionaux qui favorisaient les acteurs locaux dont les comptes d'exploitation étaient difficilement viables.
La BLR compte maintenant sur la nouvelle vague WiMAX pour oublier ces années folles. Que reste-t-il en effet de Landtel (faillite), Broadnet (racheté pour un franc symbolique par Altitude Telecom), FirstMark Communications (racheté par Neuf telecom) et bien d'autres encore qui, à défaut d'avoir vidé totalement les caisses de leurs investisseurs, ont usé bien des enthousiasmes chez leurs clients ? De la douzaine d'opérateurs dans le vent au début des années 2000, seuls Altitude Telecom et, plus discrètement, XTS Telecom (à la Réunion) ont survécu. Mais s'ils sont encore en vie, c'est grâce à leurs activités annexes de conseil et de services... Autre nouveauté proposée par l'ART, toujours pour rentabiliser les licences : la possibilité de revendre des fréquences pour consolider le trafic. « On n'a pas pour objet de gérer les comptes des particuliers, on est prêt à sous-traiter la partie grand public » , n'hésitait pas à dire Jean-Paul Rivière, le président d'Altitude Telecom, lors d'une conférence consacrée à la réalité du WiMAX. René Russo, l'ancien vice-président de Bouygues Telecom, répétait souvent, quant à lui : « Ce qui coûte cher dans les télécoms, ce n'est pas l'infrastructure radio mais l'informatique pour gérer des milliers, ou plutôt des millions, de comptes. »
Tous les départements devraient être couverts
Les deux fréquences mises aux enchères seraient disponibles dans un spectre dit en duplex, c'est-à-dire que chaque opérateur récupère une bande de 15 MHz dans la fréquence A (3,4-3,6 GHz) et une autre de 10 MHz dans la fréquence B (3,6-3,8 GHz). La quantité de spectre (25 MHz) en duplex devrait être suffisante pour que tous les départements soient couverts par les deux futurs opérateurs et par Altitude Telecom, qui, finalement, aura prouvé que la BLR pouvait être rentable.
Lors du dernier Telecom Asia, Intel a annoncé que la puce Ringdale pour les terminaux conformes au développement WiMAX serait prête en 2006. Qu'en est-il ?
Pour l'instant, et je parle dans ce cas au nom d'Intel, les puces prototypes apparaîtront sur le marché à la fin 2005, en premier lieu sur des cartes complémentaires de type PCMCIA. Nous sommes une quarantaine chez Intel à travailler à l'établissement d'un standard international, le 802.16e, dont la définition IEEE a été ratifiée en janvier 2003. Le forum, pour sa part, compte actuellement cent cinquante membres. Alcatel, Alvarion, Intel et Siemens sont ceux qui vendent le plus de produits de liaison point à point. Du côté des opérateurs européens, Altitude Telecom, BT et France Télécom sont très actifs.
Comment positionnez-vous le WiMAX face au Wi-Fi et à la 3G ?
Il s'agit d'une technologie sans fil pour les réseaux métropolitains qui permettra de relier des hot spots Wi-Fi. WiMAX est clairement un concurrent du câble et du DSL pour le dernier kilomètre. Nous ne sommes, en revanche, pas concurrents de la 3G, mais plutôt complémentaires.
Présentation produits WIMAX Alvarion (BreezeMAX) en pdf
http://www.connectdata.fr/fiches/breezemax.pdf
ArrayComm ajoute du MIMO au WiMAX
Selon le site Planet sans fil: Le développeur vient d’annoncer la sortie de son logiciel d'antenne qui met en application le concept du MIMO sur des solutions WiMAX.
La solution inclut l'appui unique de MIMO, d'ASS, et de modes combinés de MIMO/AAS sur des dispositifs de client et des stations de base, fournissant aux opérateurs les meilleurs débits d'utilisateur, à la gamme de cellules, et à la capacité de réseau pour WiMAX mobile.
Le MIMO augmente en effet le débit et la portée, et l'AAS améliore la liaison entre les bornes, contrôle l'interférence, et maximise la capacité globale de réseau. Utilisé en association, le MIMO et AAS apportent un gain significatif au WiMAX.
Que du bonheur!
Le Wibro
Wireless Broadband: haut débit sans fil.
Technique de transmission de données par ondes radio mise au point conjointement par les industriels et le gouvernement coréens dont les premiers essais remontent à février 2002.
Cette technique de communication utilise les ondes radio (bande de fréquence des 2,3 GHz) et permet un débit théorique maximal de 30 Megabites par secondes sur une portée comprise entre 1 et 5 kilomètres.
En pratique, WiBro se présente comme une technologie sans fil point à point, adaptée pour desservir à moindre coût des zones peu peuplées pour lesquels la fibre optique n'est pas envisageable.
Aujourd'hui elle concurrence directement le Wimax. Mais certains spécialistes minimise les incompatibilités, Le WiMax va encore évoluer, et les différentes techniques devrainet un jour coexister.Le WiBro a pour objectif de fournir en bout de ligne un débit descendant compris entre 1 et 3 Mbits/s et entre 128 et 512 Kbits/s pour le débit montant. Le temps de réponse se situant autour des 150 millisecondes.
Le ministère de l'Information et des Communications a publié, fin juillet 2004, la technologie nationale WiBro, et désigné, fin août 2004, les opérateurs qui pourront occuper le spectre radio adéquat. Korea Telecom (KT) devrait déployer des services à large bande sans fil en Corée dès le début de l’année prochaine.
Ce dernier devrait proposer des services en période d’évaluation début 2006, puis les services commerciaux à partir d’avril 2006.
UMA, la téléphonie mobile par voie filaire
Un téléphone bimode avec une connexion de 128 Kbit/s Deux conditions sont nécessaires à cela. La première est de disposer d'un téléphone bimode : GSM et Wi-Fi ou GSM et Bluetooth. Wi-Fi (ou Bluetooth) sera utilisé dans les zones privées et GSM partout ailleurs. La seconde condition est d'être raccordé à Internet en haut-débit, avec un minimum de 128 Kbit/s vers le réseau. Nul besoin d'abonnement ou d'effectuer une démarche particulière auprès du fournisseur d'accès. Pour celui-ci, les communications téléphoniques avec les zones privées prennent la forme de trames IPSec. Tout comme on établit un tunnel RPV depuis chez soi vers le réseau de l'entreprise ou depuis un site distant vers le site principal. UMA fonctionne aussi en GPRS (les travaux sont en cours pour Edge et la 3G) : la connexion bénéficie alors de la vitesse du lien vers l'internet. Pour le moment, l'UMA Alliance compte une quinzaine de membres (dont Alcatel pour la France). Côté opérateurs, BT est le premier européen à avoir lancé son service, BT Fusion, en juin dernier. Paradoxe, opérateur de téléphonie fixe, il est récemment devenu opérateur virtuel de téléphonie mobile (MVNO) et a signé un accord avec Vodafone. 1. En mode GSM ou GPRS 2. En mode téléphone Wi-Fi (ou Bluetooth) 3. Lancer un appel 4. Recevoir un appel
Avec l'UMA (Unlicenced Mobile Access), plus besoin de téléphone fixe. Le téléphone GSM devient le terminal unique et universel.
L'UMA (Unlicenced Mobile Access) est la nouvelle arme des opérateurs de téléphonie mobile. Il autorise l'abonné mobile à utiliser le réseau filaire lorsqu'il est chez lui, au bureau, ou dans la zone de couverture d'un hot spot : on parle alors de zone privée. Dans tous les cas, celui-ci n'utilise plus que son téléphone cellulaire, n'a qu'un seul numéro d'appel et une seule messagerie, et court-circuite ainsi l'opérateur de téléphonie fixe.
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Lorsque le téléphone mobile est à l'extérieur de l'entreprise (ou du domicile), il fonctionne comme un terminal GSM/GPRS classique. Il émet et reçoit ses appels via le réseau radio de l'opérateur.
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Dès qu'il entre dans une zone privée (Home Zone, Office Zone, Airport Zone, etc.), le téléphone détecte la présence du point d'accès Wi-Fi (ou Bluetooth), puis établit un tunnel sécurisé avec le contrôleur UNC (UMA Network Controller) de l'opérateur mobile. Pour le réseau de téléphonie mobile, la zone privée est vue comme une nouvelle cellule. Seule contrainte : qu'il existe un accord entre l'opérateur de l'abonné et l'exploitant du hotspot.
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En général, le terminal est paramétré en mode Wi-Fi (ou Bluetooth) lorsqu'il est dans une zone privée. Lorsqu'un appel est émis, le signal est encapsulé dans des trames IPSec, dont l'adresse de destination est celle du contrôleur UNC, sur lequel aboutit le tunnel. Là, le signal est « désencapsulé » et présenté au réseau téléphonie mobile exactement comme s'il provenait d'un BSC (Base Station Controller) du réseau radio.
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En téléphonie mobile, le réseau sait en permanence où se trouve le mobile grâce à la station de base. Quand l'abonné reçoit un appel, il dirige ce dernier vers la cellule dans laquelle se trouve le mobile. Dans le cas de l'UMA, il sait sur quel UNC aboutit le tunnel établi automatiquement par le mobile.
Le Wi-Fi « haut-débit »
Cette situation devrait s'arranger en 2006 avec l'apparition du Wi-Fi 802.11n, qui promet 100 Mbit/s. En attendant, les constructeurs rivalisent d'ingéniosité pour proposer des débits équivalents à la future norme, grâce à des optimisations propres à chacun d'eux : SuperG, MaxG, MiMo, eXtended, etc. Ces déclinaisons, qualifiées de « propriétaires », sont incompatibles entre elles, mais restent compatibles avec le Wi-Fi normal 802.11g (elles ne fonctionnent alors qu'à 54 Mbit/s). Adopter l'une d'elles pour booster son réseau implique donc de changer tout son équipement, de la carte réseau au routeur. Cela vous coûtera au final 50 % de plus que du Wi-Fi 802.11g, mais avec un gain en performances de 100 %. Revue de détail des trois principales technologies proposées par les constructeurs.
En 2006, la norme 802.11n doit doubler le débit en Wi-Fi. Comment les constructeurs dépassent-ils alors les 54 Mbit/s du Wi-Fi standard et obtiennent 100, 108, 125 Mbit/s ?
Parent pauvre d'un réseau, la transmission sans câble Wi-Fi ne s'effectue au mieux qu'à 54 Mbit/s , avec la norme 802.11g. En pratique, ce débit annoncé est à diviser par deux ou trois. Autant dire que son homologue filaire, le réseau Ethernet, prend le large avec une vitesse qui, sur les micros récents, atteint 1 Gbit/s (1000 Mbit/s). Du coup, la transmission vidéo ou le transfert de gros fichiers sont assez fastidieux en Wi-Fi.
HSPDA, WiMax, 4G... A quoi va ressembler le futur de la mobilité ?
Document à lire wimax.pdf
WiMAX systems to break monopoly chains in Morocco
Adlane Fellah - Maravedis
( La version francaise disponible dans quelques jours)
At the time this article is going to press, leaders from around the globe are meeting in Tunis for the The World Summit on the Information Society (WSIS). As WiMAX is poised to becoming a viable access technology to provide connectivity to businesses and residential users, we have decided to take a closer look at Morocco, an African country with great potential for WiMAX in the midst of fixed access deregulation.
Interestingly, the 2 service providers who obtained a license in Morocco are illustrative of the broad range of customers interested in WiMAX. Meditel is a well established mobile operator in the country who purchased the 2nd GSM license while Maroc Connect is a green field ISP new to the wireless world.
MC= Maroc Connect
Meditel
Maravedis: When did you acquire a fixed and BWA license at 3.5 GHz?
MC: We acquired the BWA license at 2.5 & 3.5 GHz on September 2005, 20th.
Meditel: We acquired the 3.5 GHz license on July 2005
Maravedis: How much spectrum did you acquire? Is that sufficient to provide BWA service in a profitable manner? What are the exact bands?
MC: I can not give you the spectrum. But we have enough in each of the three bands, 2.5, 3.4 - 3.6 & 3.6 - 3.8 on all the territory.
Meditel: 2x14 MHz in the 3.4-3.6 GHz band
Maravedis: How long is your license for and is it national or regional? Did you have to pay for spectrum? If so how much?
MC: The license for spectrum usage is for 30 years. We have paid 35 MUS$ for that license (no other fees) but it was for a global fixed license (local loop, backbone and international, for all the telecommunications services.
Meditel: 30 years renewed every 5 years at the expiry of the 30 years. We paid for spectrum 150k MAD / year per frequency (total 4 frequencies)
Maravedis: Can you offer mobile services or only fixed?
MC: We can offer fixed services and restricted mobility in areas with a maximum diameter of 35 kms.
Meditel: we can only offer fixed services in the 3.5 GHz band but we are already a well established mobile operator
Maravedis: What markets are you after?
MC: Both residential and business markets
Meditel: Corporate first and Residential secondly
Maravedis: What is your deployment time frame?
MC: We plan to cover 60% of the Moroccan population in less than 4 years. We will launch trials in the main cities by mid 2006.
Meditel: We are planning a multi-year deployment through 2006-2009
Maravedis: What cities are you intending to cover? What about rural areas?
MC: We plan to cover 60% of the Moroccan population in less than 4 years including rural areas
Meditel: We will only address the largest Moroccan cities.
Maravedis: What is your experience with BWA equipment? Have you done trials? Have you already looked at equipment vendors?
MC: Maroc Connect has no previous experience in BWA. We were mainly an ISP and IP VPN operator. Our access lines were based on Maroc Telecom infrastructures. We are currently evaluating equipment from various vendors including Alvarion, Aperto, Siemens, Airspan, Redline, ZTE and others.
Meditel: Paper analysis of course then field trials with equipment vendors. In particular, we are doing trials with one manufacturer but have not found the equipment to be very stable yet.
Maravedis: What are your expectations vis a vis WIMAX? Do you think it is on time to sustain your business plan?
MC: Yes we are very confident in WiMAX capabilities and particularly regarding the development announced on that technology. One of the main arguments is the CAPEX / user will be low enough to allow us to offer disruptive offers on the market.
Meditel: It is the technology of the moment and is particularly suited for operators in our position i.e.
- mobile GSM network operator becoming a multi-service operator
- challenging the incumbent
- no access to wired access infrastructures (no unbundling)
- ambitious service portfolio centered around broadband wireless access
Maravedis: What about the price of the CPE? What price points would make your life easier? What interfaces do you need?
MC: The prices of CPE's are still high compared to ADSL. But the prices are going to decrease quickly with the volumes. We expect CPE pricing between 200 and 300 US$ while 130 US$ would allow for more massive residential penetration.
In terms of interfaces, we will need Ethernet 10/100 MBT & POTS (1/4)
Meditel: Currently around a market average of 300 Euros. Life would be easier at 0 Euros of course but in reality prices below 100 Euros would open more doors as would vendor interoperability and certification. There are plans to include WiMAX CPE's onboard laptops and this is a huge opportunity for us. Interesting interfaces would be Wi-FI and POTS. Ethernet 10/100 is already there of course.
Maravedis: Are you planning to offer VoIP? Is the regulation open to that?
MC: Yes we will provide VoIP services on WiMAX. Our license includes voice services with no restriction.
Meditel: Our whole network is VoIP. The regulation is technology-agnostic.
Maravedis: What are the challenges proper to the Moroccan market to become a successful alternative fixed line provider?
MC: We are going to face to strong operators. The incumbent Maroc Telecom and the second GSM operator which has also obtained a WiMAX license but only in 3.5 GHz. One of the best arguments of Maroc Connect is to remain agile, with disruptive offers (technologically and on the price).
Meditel: Less Costs, Optimizing pre-sales and post-sales (Dead-lines, ...) , Improving quality
About the Author:
Adlane Fellah, MBA, is CEO and founder of Maravedis Inc., a world-leader in market research and analysis, specializing in WiMAX and broadband wireless markets. He is leading industry analyst who authored various landmark reports on WiMAX, broadband wireless and Voice over IP. He is a frequent speaker at leading wireless events and a contributor to various prestigious portals and magazines covering the broadband wireless industry including: Telephony Magazine, WiMAX Trends, WiMAX.com, etc&.
He is member of the Program Advisory Board for the World WiMAX conference since 2004 and a member of the Word Communications Association International and Broadband Wireless Association.
Prior to founding Maravedis, he held various positions at Harris Corporation in charge of market intelligence and business development for several product lines.


