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Lundi 20 février 2006

Présentation du WiMAXPartez à la découverte du WiMAX


Egalement connu sous la désignation d´IEEE 802.16, le Wimax est un standard de transmission sans fil à haut débit fonctionnant à 70 Mbit/s.

 


WiMAX est un acronyme pour World Interoperability for Microwave Access.
WiMAX est avant tout une famille de normes, définissant les connexions à haut-débit par voie hertzienne. C'est également un nom commercial pour ces normes, comme l'est Wi-Fi pour 802.11 (la Wi-Fi Alliance est en cela comparable au WiMAX Forum).
WiMAX décrit des technologies hertziennes destinées à des architectures point-multipoint : à partir d'une antenne centrale on cherche à toucher de multiples terminaux. WiMAX promet des débits de plusieurs dizaines de megabits/seconde sur des rayons de couverture de quelques dizaines de kilomètres. WiMAX adresse notamment le marché des réseaux métropolitains, le MAN (Metropolitan Area Network).

 
I. Présentation de la technologie WiMAX

A) Historique

WiMAX est une initiative et un consortium, le WiMAX Forum, qui se sont montés en juin 2001 à l'initiative de Intel et Alvarion pour permettre la convergence et l'interopérabilité entre deux standards de réseaux sans fils auparavant indépendants : HiperMAN, proposé en Europe par l'ETSI (European Telecommunications Standards Institute), et 802.16 proposé par l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers).


Aujourd'hui, le WiMAX Forum rassemble plus de 240 Fournisseurs et Opérateurs de télécommunications dont AT&T Wireless, Intel, Fujitsu Microelectronics America, Alcatel, Motorola, Nokia, Siemens Mobile, France Télécom...

 

B) Les différentes normes

Un des objectifs fondateurs du WiMAX Forum est la recherche de l'interopérabilité : elle est obtenue par les voies de la normalisation et de la certification, et est un des enjeux majeurs du WiMAX, comme elle l'a été, avec un assez bon succès, pour le Wi-Fi.
C'est un enjeu d'autant plus important que WiMAX est défini pour une large bande de fréquences, de 2 à 66 GHz, dans laquelle on trouve des technologies existantes, comme le Wi-Fi, et qui autorise des débits, des portées et des usages très variés.
D'abord conçu pour la partie 10-66 GHz en 2001, 802.16 s'est intéressé par la suite aux bandes 2-11 GHz pour donner naissance en 2003 à 802.16a.
802.16a a été amendé depuis, par 802.16-2004, et en toute rigueur on ne devrait plus parler de cette version a. Conduite par le groupe de travail IEEE 802.16 d, cette version amendée est parfois également appelée 802.16d.
À côté de 802.16-2004, qui est le WiMAX de ce début d'année 2006, on trouve également 802.16.2, standard qui définit l'interopérabilité entre toutes les solutions 802.16 et les solutions (comme Wi-Fi) qui sont présentes sur les mêmes bandes de fréquence.
Un nouveau standard vient d'être ratifié en décembre 2005 : le WiMAX mobile (802.16e) Ce standard définit la possibilité d'utilisation de réseaux métropolitains sans fil avec des clients mobiles dans la plage de fréquences de 2 à 6 GHz. Le WiMAX mobile ouvre ainsi la voie à la téléphonie mobile sur IP ou plus largement à des services mobiles haut débit.
Enfin le standard  802.16f apporte l'équivalent des réseaux maillés (mesh networks) du Wi-Fi. Cela ajoute entre autre l'itinérance entre plusieurs points d'accès.

C) La famille 802.16

IEEE 802.16d (802.16-2004) : Révise et corrige quelques erreurs détectées dans les standards 802.16, 802.16a et 802.16c et apporte des améliorations pour pouvoir supporter 802.16e. Cette norme utilise les fréquences entre 2 et 11 GHz.  Publiée le 1er octobre 2004
IEEE 802.16e  : Définit la possibilité d'utilisation de réseaux métropolitains sans fil avec des clients mobiles. Cette norme utilise les fréquences entre 2 et 6 GHz. Publiée le 7 décembre 2005
IEEE 802.16f  : Définit la possibilité d'utilisation de réseaux sans fil maillés (mesh network). Publiée le 22 septembre 200

En résumé, aujourd'hui quand on parle de WiMAX, il s'agit de la norme 802.16d (ou 802.16-2004). Pour la technologie WiMAX mobile, il s'agit de la norme 802.16e.


II. Aspects techniques

A) Les fréquences

La fréquence utilisée porte actuellement sur la portion 2-11 GHz, même si WiMAX s'intéresse à toutes les bandes entre 2 et 66 GHz.

Pour le WiMAX dit « fixe » (802.16d ou 802.16-2004), la plage de fréquence est comprise entre 2 et 11Ghz.
Pour le WiMAX mobile (802.16e) la plage de fréquence est comprise entre 2 et 6 GHz.
Le WiMAX recourt au multiplexage OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexage ou multiplexage par répartition en fréquence sur des porteuses orthogonales). Cette technique consiste à transporter le signal sur de multiples fréquences porteuses. Cela permet au WiMAX d'atteindre un rendement spectral (soit la quantité de données transmises par Herz) deux fois supérieur à celui du Wifi.
La largeur de canal varie entre 1,75 MHz et 20 MHz en fonction des bandes de fréquence.

B) Ligne de vue

La portée, les débits, et surtout la nécessité ou non d'être en ligne de vue de l'antenne émettrice, dépendent de la bande de fréquence utilisée.
Dans la bande 10-66 GHz, les connexions se font en ligne de vue (LOS, line of sight), alors que sur la partie 2-11 GHz, le NLOS (non line of sight) est possible notamment grâce à l'utilisation de la modulation OFDM. 

C) Les débits

En théorie, le WiMAX est capable sur un rayon d'environ 50 km d'émettre avec un débit allant jusqu'à 70 Mb/s.
En exploitation, les opérateurs constatent actuellement un débit réel de 12 Mbit/s sur 20 km.

Concernant le WiMAX mobile, le débit devrait être d'environ 30Mb/s sur 3 km.

D) Le matériel

Le premier produit certifié WiMAX (802.16d) a été développée par Intel. Il s'agit de la l'interface large bande PRO/Wireless 5116, c'est une puce capable de traiter les signaux du WiMAX. Cette plateforme est disponible depuis seulement avril 2005. Elle est destinée aux constructeurs désireux de fournir de futurs produits et équipement WiMAX.

Il existe très peu de produits certifiés WiMAX à l'heure actuelle. En effet le processus de certification a pris plusieurs mois de retard (celui-ci a débuté en juillet 2005) et les premiers produits certifiés WiMAX commencent seulement à être disponibles.
Pour ce qui est des produits certifiés WiMAX mobile (802.16e), la norme venant d'être ratifiée, ils ne seront pas disponible sur le marché avant la fin de l'année 2006. 

Au niveau des prix, aucun récepteur WiMAX n'étant encore disponible pour le grand public, il ne s'agit pour le moment que d'estimations :

- Terminal client fixe : 200 à 300$.
- Modem PC Card WiMAX pour accès nomade : 100$.

Pour ce qui est des opérateurs qui se lanceront dans le WiMAX, les prix des points d'accès devraient être les suivants :

- Station de base pour couverture locale (hot spot) : 5.000$.
- Station de base pour couverture étendue : 20.000 à 30.000$.


III. Aspect reglementaires

Contrairement au Wi-Fi l'utilisation de la technologie WiMAX nécessite l'obtention d'une licence auprès de l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste) anciennement connue sous le nom de l'ART. Ceci est valable pour la France, est sensiblement identique pour les autres pays.

Processus d'attribution des licences en France

Après une phase de consultation amorcée au début de l'année 2005, l'ARCEP a pris sa décision concernant le mode d'attribution des licences WiMAX : la nouvelle disposition permettra d'accorder deux autorisations par région.
L'objectif central de cette politique est bien de promouvoir l'Internet haut débit sans fil. Un créneau que le WiMAX peut effectivement contribuer à développer.

Trois critères de sélection ont été définis par l'ARCEP :
-  la contribution au développement territorial des services à haut débit
- l'aptitude du projet à favoriser la concurrence sur le haut débit
- le montant de la redevance. Le mécanisme d'enchère qui était au début évoqué est donc entièrement abandonné.
Dans un premier temps, l'autorité de régulation prévoit de se limiter aux bandes de 3,4 à 3,6 GHz. Une extension vers la tranche 5,4-5,7 GHz est envisagée dans un second temps.

Les lettres d'intention de candidatures aux licences WiMAX, qui seront attribuées par l'Arcep dans les mois à venir, ont été déposés par les opérateurs et collectivités intéressés par le déploiement de réseaux WiMAX le 14 octobre dernier et il semble que le processus ait connu un certain succès.
En effet, 175 entités dont 67 collectivités territoriales et 76 opérateurs téléphoniques ont déposé leurs candidatures à l'ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) en vue de déployer le réseau WiMAX dans l'hexagone. Un premier bilan devrait être dressé le 6 janvier 2006 avant de mettre en route le déploiement des réseaux WiMAX.
 

IV. Les usages possibles

WiMAX est envisagé à la fois pour les réseaux de transport et de collecte, et pour les réseaux de desserte. Dans le cas de la collecte, il s'agit du backhauling de hotspots, c'est-à-dire la liaison des hotspots Wi-Fi à Internet non pas par des dorsales filaires (ADSL notamment), mais par une dorsale hertzienne. Dans le cas de la desserte, c'est l'idée, et notamment pour les aspects mobilité de WiMAX, que des hotspots (des hotzones, en fait) soient déployées sous technologie WiMAX.
Dans le premier cas (collecte), seuls les équipements de réseau sont WiMAX, et le marché est orienté vers les opérateurs. Dans le deuxième cas, on doit imaginer des terminaux (ordinateurs, PDAs, téléphones) WiMAX, et en particulier des puces à la fois Wi-Fi et WiMAX.

Côté usages, la couverture et les débits rendus possibles, le caractère à terme de mobilité, et des coûts de production et de déploiements qu'on espère réduits ouvrent la voie à de nombreuses applications. Citons-en quelques-unes :
- couvertures classiques de hotzones : zones d'activité économique, parcs touristiques... ;
- déploiements temporaires : chantiers, festivals, infrastructure de secours sur une catastrophe naturelle ;
- offres triple play : données, voix, vidéo à la demande ;



Exemple d'utilisation de la technologie WiMAX avec les technologies réseaux existantes


V. Le WiMAX en France

A) Le cas d'Altitude Télécom

Altitude Telecom est aujourd'hui le seul opérateur français qui détient une licence d'exploitation 3,5 Ghz sur l'ensemble du territoire métropolitain. Il est le seul car cette licence est un héritage du temps ou Altitude Télécom était opérateur BLR (Boucle Locale Radio), autre technologie sans fil qui fut un échec en France. Cette licence lui permettra  quand les équipements certifiés WiMAX seront disponibles d'être opérateur sur le marché du WiMAX. Il mène actuellement un déploiement particulièrement soutenu, avec plus de 150 clients reliés en pré-standards WiMAX.




La société Altitude télécom a été rachetée en novembre 2005 par l'opérateur Internet Free Telecom. Free aurait l'intention d'implanter une puce WIMAX dans une future version de son modem Freebox, permettant ainsi de s'affranchir de la paire téléphonique classique et d'utiliser le modem comme borne nomade. L'intégration n'est pas pour tout de suite car une puce WIMAX d'Intel coûte actuellement 50 dollars l'unité. Xavier Niel, vice-président du conseil d'administration et directeur général délégué à la stratégie de Free, déclare qu'il faudra attendre, au minimum, deux à trois ans.

B) Etat actuel et prévisions pour le déploiement du WiMAX en France

Les licences d'exploitation des fréquences pour le WiMAX vont prochainement être attribuées, et donc le déploiement des réseaux WiMAX va pouvoir commencer.
Le déploiement d'une nouvelle technologie de transmission sans fil étant long, le WiMAX ne sera pas disponible en France avant avant l'année 2007.


VI. Avantage/Inconvenients

A)  Avantages

Le WiMAX atteint des distances supérieures au Wi-Fi, n'a pas besoin d'une vue directe entre les éléments interconnectés, et est soutenu par de nombreux acteurs du marché.
On prédit que le WiMAX permettra aux ruraux d'avoir accès eux aussi à Internet haut débit, tout comme les citadins.
On prédit également que le WiMAX pourrait cannibaliser les autres moyens d'accès (ADSL et CPL). Il sera donc possible de développer les autoroutes de l'information dans des pays pauvres et/ou étendus comme l'Afrique ou l'Australie.

B) Inconvénients

- Pour le moment, les produits certifiés WiMAX n'en sont pas encore réellement disponibles du fait du retard pris dans le processus de certification. Le matériel WiMAX en masse ne sera produit qu'à partir de 2007.
- L'exploitation du WiMAX nécessitera une licence d'exploitation (contrairement au Wi-Fi). Ces licences seront attribuée aux opérateurs et collectivités locales qui seront donc responsables du déploiement du WiMAX.
- Les antennes dans les ordinateurs portables telles qu'elles sont imaginées par Intel sont bien trop petites et pas assez directionnelles pour capter les signaux WiMAX, à moins d'augmenter les puissances, ce qui entraînera beaucoup plus d'interférences avec d'autres appareils sans fil utilisant les mêmes fréquences.
- WiMAX à la norme 802.16d (disponible en 2007) ne sera pas mobile dès le départ. Il servira surtout pour relier des points fixes à haut débit (donc réservé aux opérateurs ou aux grandes entreprises). Le matériel à la norme 802.16e ajoutera la mobilité, mais ne devrait être disponible en masse qu'en 2009.
 

VII. Comparaison avec le WiFi

WiMAX


Définition : World Interoperability for Microwave Acces
Appellation norme IEE : 802.16
Portée : 50 Km
Bandes de fréquence : Entre 2 et 11 Ghz
Débit théorique : 70 Mbps
Débit réel : 12 Mbps
Interférences : Non, car la bande de fréquence est allouée aux opérateurs
Soutien industriel : Intel, Samsum, France Telecom, Cisco ...

WiFi

Définition : Wireless Fideity
Appellation norme IEE : 802.11
Portée : 300 M
Bandes de fréquence : 2.4 à 5 Ghz
Débit théorique : 54 Bmps
Débit réel : 25 Mbps
Interférences : Possible car libre d'accès
Soutien industriel : IBM, Intel , Dell, Samsung, nokia

Schéma de comparaison des débits et distances de portée des différentes technologies de transmission sans fil
 

VII. Conclusion

La technologie WiMAX est une technologie encore jeune dont le déploiement vient tout juste de commencer. Sa disponibilité pour le grand public est prévue au plus tôt  pour la fin de l'année 2006.
Elle évoluera rapidement au cours de l'année 2007 en apportant la mobilité qui fait défaut à la première version et qui permettra des usages encore plus nombreux.
Le principal inconvénient à cette technologie si prometteuse reste l'obligation d'obtenir une licence afin de l'exploiter, mais cela ne devrait pas empêcher son adoption à travers le monde.
Mercredi 8 février 2006

Asterisk : le logiciel de VoIP ultime

La distribution dédiée au logiciel sponsorisé par la société Digium, vient de sortir une nouvelle version.
Asterisk@home est aujourd'hui dans sa version 2.5

CDCheck
Intimement lié à Asterisk lui-même dont une nouvelle version est sortie intégrant quelques corrections de bug, une amélioration de l'annulateur d'écho ainsi qu'une intégration des futures nouveaux formats.
Asterisk est un logiciel libre et open-source permettant d'agir comme serveur avec de la VoIP. Ce logiciel gére différent format comme le SIP, l'IAX, H323, ADSI. Et avec un systeme de modem téléphonique mais à l'envers, permet de faire une passerelle VoIP / téléphonie classique.

Ce logiciel est de plus en plus utilisé en entreprise, car ce véritable PBX, peut remplacer les standards téléphoniques classiques, ainsi les appels internes sont gratuits et ceux vers l'exterieur sont à moindre coût. Les économies réalisés sont énormes.

Moins utilisé par les particuliers, ce logiciel peut également réduire vos couts de communication, en fait bien paramétré il peut prendre le relai avec un seul téléphone entre la VoIP et le réseau classique en fonction de l'heure, du numéro appelé. Certains l'utilise avec leur téléphone portable, car en appelant un numéro de téléphonique unique (tarif préferentiel par l'opérateur de téléphonie mobile, voire même illimité selon) on tombe sur le serveur Astersik qui nous redirige via un autre réseau.

Asterisk est compatible avec tout réseau commuté (Réseau classique, prise téléphone de la "box"), avec d'autre réseau VoIP, comme Wengo, Netappel, Gizmo. On peut utiliser Astersik avec des softphones comme Linphone, Gnomemeeting, X-lite mais aussi avec du matériel nécéssitant aucun pc, comme des ata de type Wengobox.

Bref les possibilités d'Asterisk sont illimités, si vous avez plus de temps pour vous y mettre il faut juste vous signaler qu'Astersik@home est une distribution allouée qui efface donc le disque dur à l'installation. Il faut au minimum un pc pentium II.

Mercredi 25 janvier 2006
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Mercredi 25 janvier 2006
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Lundi 16 janvier 2006
ToIP : Yahoo, Google, Skype, Gtalk, bientôt tous compatibles

Les initiatives se multiplient pour permettre aux utilisateurs d'appeler gratuitement leurs correspondants n'utilisant pas la même technologie de téléphonie sur Internet.

Dans un monde idéal, tous les utilisateurs de téléphonie sur internet (ToIP) devraient pouvoir communiquer entre eux sans barrière technologique. Mais dans les faits, Skype, Google Talk, Yahoo Messenger, MSN Messenger et autres Wengo étaient jusqu'à présent tous incompatibles. C'est pour cette raison que l'éditeur Santa Cruz Network, spécialiste des messageries instantanées, a intégré une passerelle Google Talk à son plug-in Skype, baptisée Festoon Unity.

Festoon Unity permet aux utilisateurs de ces différents services de messagerie instantanée et de téléphonie IP (Internet Protocol) de se parler et de se voir. "Nous sommes heureux d'annoncer que nous sommes les premiers à connecter les utilisateurs de Skype et de Google Talk", explique Itszik Cohen, PDG de Santa Cruz Network. Pour doper l'adoption de son logiciel (déjà 3,7 millions de téléchargements), Santa Cruz Network compte ajouter les utilisateurs de AIM (la messagerie instantanée d'AOL), Yahoo Messenger et MSN Messenger dès les prochaines semaines. A terme, Festoon pourrait rassembler les 453 millions d'utilisateurs de messagerie instantanée du monde entier.

L'interopérabilité, nouvelle priorité des éditeurs

Pressés par les demandes de ses utilisateurs, Google a récemment pris 5 % de participation dans le capital d'AOL. La première retombée concrète de cet accord est l'annonce d'une prochaine interopérabilité des appels vocaux entre AIM et Google Talk. Microsoft (Messenger) et Yahoo (Messenger) sont les premiers à avoir annoncé ce type d'accord il y a quelques mois (octobre 2005). Leurs messageries éponymes pourront elles aussi bientôt se connecter entre elles.

Google a également annoncé une API (interface de programmation) pour Google Talk. Baptisée LibJingle, cette interface de programmation permet à n'importe quel éditeur d'interfacer son logiciel avec les fonctions de messagerie instantanée et de ToIP (signalisation d'appel pour le moment) de Google Talk. Ce qui est déjà le cas pour la messagerie instantanée avec les logiciels pour Mac et Linux : Adium, GAIM, iChat, Miranda, Psi, Trillian Pro.

A ce rythme, les usagers de la ToIP pourraient tous se connecter entre eux d'ici la fin de l'année, sans avoir à se soucier du téléphone logiciel et du réseau ToIP qu'ils utilisent. Ces alliances ont lieu au moment même où de nombreuses études montrent que le déclin de la téléphonie traditionnelle s'accélère. 

Dimanche 8 janvier 2006

ZTE a organisé un recrutement public de personnel au Maroc

La société chinoise ZTE, qui est entrée sur le marché marocain il y a quelques années, a organisé le 07/01/2006 un recrutement public de personnel à Rabat (Maroc) pour le démarrage du projet au Maroc du Sud qui lui a été confié. Des candidats venant des quatre coins du pays s'y sont présentés à l'heure et ce, en dépit d'une pluie torrentielle.

Selon le directeur général de la filiale de ZTE au Maroc Chang Xiaowei, sa société envisage de recruter dans un premier temps 6 ou 7 ingénieurs et commerciaux pour ce projet. A leur surprise, une centaine de candidats ont déposé leur dossier de candidature pour les quelques postes offerts. Parmi eux, une trentaine de personnes ont été choisies pour participer au test du 07/01/2006.

Une jeune candidate Marocaine a indiqué, en parlant de son motif de candidature, que travailler pour ZTE, société remarquable du secteur mondial des télécommunications, lui permettrait de se perfectionner tous azimuts et d'accumuler une expérience professionnelle précieuse. "Je porte un intérêt puissant à la Chine, qui est un pays en plein essor", a-t-elle ajouté.

 

Mercredi 4 janvier 2006

WiFi, encore des gadgets et des moteurs gonflés



Mise au point synthétique sur les nouvelles normes WIFI en cours d'élaboration par les groupes de travail (TG) de l'IEEE : les détails sont donnés par cet article très clair du Sans Institute (http://isc.sans.org/diary.php?date=2005-02-22). Attendons-nous, dans les mois à venir, à entendre parler de :
802.11i - Sécurité... standard ratifié qui a généré un nombre incalculable de « white papers » dont certains sont particulièrement indigestes
802.11k - Radio Ressource Management ; c'est une première approche normative permettant de définir selon quels critères techniques un signal radio est devenu soit « plus mauvais » soit « meilleur » qu'un autre, déterminant ainsi la commutation vers un autre point d'accès (roaming). Ce 11k pourrait être le socle des mécanismes de routage d'un éventuel routage « radio short path » indispensable à l'élaboration d'un protocole normé du mythique mode « mesh »
802.11ma : amélioration des définitions au niveau MAC et PHY
802.11p : Wireless Access in Vehicular Environments (WAVE) ; encore un mécanisme lié au roaming rapide, en l'occurrence un véhicule automobile « wifihisé » exploitant une liaison Ethernet sans fil pour s'acquitter d'un péage autoroutier par exemple. Comme de telles applications impliquent des mouvements d'argent et des authentifications rapides et fugaces, ceci remet sur le tapis le vieux problème du « rekeying » rapide lors du saut de cellule ou de brin lan (le brin réseau du péage d'autoroute ayant très peu de chance de se situer dans le subnet de la voiture concernée... )
802.11r - Fast Roaming... en français saut de cellule rapide. Bis repetita. Mais cette fois en s'attachant au niveau du contenu, afin de ne pas perdre d'informations lors de la transmission de flux continus genre streaming vidéo, VoIP etc. Là encore, l'on se heurte à des problèmes d'authentification assez délicats.
802.11n : WiFi rapide (plus de 100 Mb/s) utilisant la technologie Mimo, sujet déjà maintes fois abordés dans nos colonnes.
802.11s : le Mesh mode, autrement dit la possibilité d'exploiter « n'importe quel équipement WiFi, carte ou A.P., attaché à n'importe quel réseau » afin d'acheminer des datagrammes d'un point à un autre... sans enrichir au passage des opérateurs terrestres. Inutile de préciser que la guerre des Mesh Mode propriétaires fait plus d'un heureux parmi les marchands de « minute incompressible » et de « forfait à crédit-temps illimité mais nettement moins cher que mon concurrent d'en face ». Le rédacteur du Sans précise, à juste titre, que les mécanismes VPN ou « faisant office de » devront être, dans ce cas, particulièrement solides. Les points envisageables d'attaques par la technique de « l'homme du milieu » deviennent innombrables et impossibles à tous sécuriser.
802.11t : Wireless Performance Prediction (WPP) ; méthodes de tests précises, premier pas vers une normalisation des évaluations de QoS et, pourquoi pas à terme, de véritables SLA
802.11u - Interopérabilité avec des réseaux non-802... notamment tout ce qui touche à la téléphonie. Encore un point où pourrait achopper la sécurité, puisque la conception et l'application des mécanismes de sécurité sont parfois de nature très différentes.
802.11v : l'arlésienne la plus courtisée depuis que le monde 802.11 existe : la promesse d'une administration, d'une gestion et d'une configuration unifiée des équipements centralisateurs (points d'accès). Un protocole d'administration reposant sur le niveau 2, réellement multi-plateformes. Qui vivra verra, mais lorsque l'on décrypte attentivement les arguments marketing des principaux vendeurs de réseaux sans fil, on se rend compte que les membres de ce TG ne doivent pas être fortement surmenés... aucun vendeur ne souhaite réellement, pour l'instant, être compatible avec son concurrent. Ce serait le coup de gong qui marquerait le début d'une guerre des prix sauvage affectant même -et surtout- les fournisseurs de matériel haut de gamme.
Jeudi 15 décembre 2005

Royal Air Maroc choisit Hub Télécom pour son Wi-Fi      

Cet accord confirme la volonté de l'ex-ADP Télécom de conquérir de nouveaux marchés à l'international

Hub Télécom annonce la signature d'un contrat avec la compagnie Royal Air Maroc (RAM) portant sur la mise en place et l'exploitation d'un réseau Wi-Fi professionnel sur l'Aéroport Mohamed V de Casablanca (Maroc).

Portant sur une durée de trois ans, ce contrat comprend le déploiement et la mise en place d'un réseau sans fil opéré avec serveur d'authentification en indoor et outdoor, permettant d'utiliser des applicatifs de maintenance aérienne et de fret.

Grâce à l'installation de 30 bornes extérieures, la RAM pourra notamment utiliser un système de réconciliation bagage visant à optimiser, tracer et garantir la gestion des bagages des usagers de l'aéroport.

Dans le cadre de cet accord, l'ex-ADP Télecom garantit à la RAM une supervision centralisée et assurée 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 par ses équipes depuis la plate-forme de Paris-Charles de Gaulle. Avantage, Hub Télécom pourra intervenir à distance sur la
configuration des équipements, ou encore sur les évolutions matérielles ou logicielles nécessaires.

"Grâce au réseau Wi-Fi déployé par Hub Télécom, la RAM s'ouvre à la mobilité et peut désormais accéder à tout instant à l'information. La compagnie jouit ainsi d'un véritable gain de temps lui permettant d'accélérer et d'optimiser ses process, avec pour principal atout une plus grande satisfaction des voyageurs.", déclare Saad Bentahila, Chef de Département Systèmes Distribués de la RAM.

"Le lancement du Wi-Fi pour la RAM à Casablanca démontre notre implication dans le développement de services visant à faciliter la vie des compagnies aériennes. Cela confirme également notre volonté de travailler en collaboration avec les entreprises implantées sur les
plates-formes aéroportuaires à l'international."
, indique Vincent Pic-Paris, Responsable International chez Hub Télécom.

Rappelons que Hub Télécom est un spécialiste du Wi-Fi avec de nombreux points d'accès dans plusieurs aéroports (Paris Charles de Gaulle et Orly, Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Montpellier, Perpignan et Toulon-Hyères), dans de nombreux hôtels (Concorde La Fayette, Holiday Inn, Mercure, Ibis et Crowne Plaza), à Paris Expo Porte de Versailles et au palais des congrès de Paris.

Cet accord avec la RAM confirme donc la volonté de Hub Télécom d'étendre ses activités sur les sites complexes hors de l'hexagone et lui permet d'accroître sa visibilité au plan international.

Vendredi 9 décembre 2005

Les spécifications WiMax mobile deviennent norme IEEE

Les spécifications WiMAX mobile approuvés par le groupe de travail 802.16 de l'IEEE

L'IEEE a ratifié cette semaine sous le nom 802.16e la version mobile du système radio large bande WiMax *. La norme, basé sur la technologie OFDMA, spécifie notamment la gestion de la mobilité par rapport à la version « fixe » 802.11d.

Ces deux versions de WiMax ne sont pas compatibles, mais on s'attend à ce que au niveau des stations de base les deux modes soient mis en œuvre (dual-mode) afin d’assurer aussi bien des liaisons avec des terminaux fixes (bureau, domicile) que avec des mobiles (piétons, voitures et trains). Il en résulte la possibilité pour les opérateur WiMAX, outre celle de proposer un sevice Internet mobile, de devenir opérateur de téléphonie mobile grâce à la VoIP.

* Le WIMAX fonctionne dans les bandes de fréquences radio de 2 à 11 GHz, avec un débit maximum de 70 Mb/s et une portée théorique de 50 km. Il bénéficie d’un mécanisme d'allocation de bande passante à la demande (Grant/Request Access : distribution des ressources au niveau des porteuses OFDM - Orthogonal Frequency Division Multiplexing).

Mercredi 7 décembre 2005
PABX IP, PCBX, IPBX ou IP CentreX : Que choisir en fonction de quels critères ?
 

Ces dix dernières années les entreprises et les opérateurs ont adopté massivement les standards l’Internet pour leurs réseaux informatiques de données, dont IP (Internet Protocol) le protocole de communication. En parallèle, le codage du signal « voix » permettant à cette dernière de devenir numérique (donnée), elle peut maintenant s’engouffrer sur les réseaux d’entreprises, d’opérateurs et sur Internet pour atteindre son destinataire.

Une question importante pour comprendre une infrastructure de téléphonie sous IP est finalement de savoir où la voix se transforme en données :

  • après le terminal téléphonique au niveau du « central » de l’entreprise, PABX (Private Automatic Branch Exchange) ou PCBX (Private Computerized Branch Exchange), relié par une passerelle IP pour quitter l’entreprise, on parlera alors de PABX IP.
  • dès le terminal en le remplaçant par un téléphones IP flambant neuf qui exploite alors le réseau IP interne jusqu’au central de l’entreprise qui devient pour l’occasion un IPBX (Internet Protocol Branch Exchange)
  • ou finalement en supprimant le terminal de l’entreprise et en le remplaçant par le central d’échange d’un fournisseur externe, on parle alors d’IP Centrex - X pour eXchange - ce qui revient à connecter le réseau IP de l’entreprise à ce fournisseur, appelés aussi ITSP (Internet Telephony Service Provide) et par la même occasion à se libérer de l’offre d’un opérateur de téléphonie fixe traditionnel.

Notons qu’une option peut être de ne pas acheter de terminaux téléphonique IP mais de réutiliser l’autre outil du salarié, son PC et d’y installer un logiciel appelé « soft phone » qui permet de téléphoner avec un casque adapté relié au PC.

A la clef l’enjeu d’une telle migration sous IP de la téléphonie d’entreprise est la réduction des coûts : d’infrastructure, de maintenance et surtout de télécommunications.
En effet le coût de transport sous IP est très inférieur à celui des opérateurs de réseau voix et les entreprises qui ont décidé cette migration ne s’y trompent pas. Avec un IP Centrex par exemple, entre deux postes téléphoniques de l’entreprise, les communications sont gratuites mêmes si ils sont distants de 1000km.

Cependant, cette migration de la téléphonie IP sous d’une entreprise n’est pas une simple formalité. Les trois options évoquées ci-dessus peuvent être déployées de façon isolée ou combinée. Finalement, aucune solution n’est équivalente et il n’y a pas de solution universelle. La stratégie de l’entreprise et l’évaluation de ses besoins vont servir de critères d’appréciation pour choisir la solution la plus efficace pour atteindre la réduction des coûts escomptée.

Comme pour tout projet, il conviendra d’en analyser les volets fonctionnel, technique et financier.

Au plan fonctionnel :
Il s’agit de déterminer l’ensemble des services qui seront portés par le nouveau dispositif de convergence voix-données. Le téléphone peut en effet devenir un outil de communication multimédia, moins cher que l’outil informatique traditionnel (PC) et plus aisément déployable (exemple dans les entrepôts ou les usines). Le développement des réseaux locaux sans fil (Wifi) étend par ailleurs le champ de ces nouvelles applications à celui de la mobilité.

Au plan technique :
Le réseau de l’entreprise, local (LAN) ou étendu (WAN), plus sollicité dans cette approche, doit avoir la capacité de supporter le trafic additionnel (la voix et les nouvelles applications). Le volume et la répartition des flux (notamment les pointes de trafic) permettront de dimensionner l’infrastructure entre le terminal téléphonique et l’IPBX, ou vers le IP Centrex. Cependant, par construction, le protocole IP ne garantit pas un acheminement de tous les « paquets » dans l’ordre et dans des limites de temps. L’infrastructure globale - pas uniquement celle de l’entreprise - doit donc aussi viser à réduire le temps d’acheminement et la perte potentielle de paquets. Le choix d’un fournisseur de IP Centrex n’est donc pas neutre pour garantir une bonne qualité de service.
Un point d’attention complémentaire : attention aux flux non prévisibles comme l’utilisation d’Internet lors d’un match au tournoi de Rolland Garos. Avant, seuls les « surfeurs » étaient pénalisés par un Internet lent, maintenant ceux qui téléphonent ne seraient pas épargnés !

Au plan financier :
Les coûts d’infrastructures IP représentent généralement un investissement initial plus élevé que les solutions classiques. Les coûts d’exploitation (maintenance, télécommunications) sont en revanche moins chers de 25% à 50% selon les cas... sans tenir compte de l’optimisme des vendeurs de solutions !!! Au-delà du court terme, il conviendra d’apprécier les incidences positives sur les investissements futurs qui auraient été nécessaires pour développer les nouvelles fonctionnalités (surtout si ces dernières représentent un réel avantage concurrentiel !).
En fonction de la capacité d’investissement de l’entreprise, le bilan financier peut faire ressortir que, dans certains cas, une solution progressive peut représenter le « bon » compromis (par exemple : pour certains sites, passage à un PABX IP pendant 2 ans puis bascule vers un IPBX ou un IP Centrex).

En conclusion, il convient de rappeler que ce type de projets est susceptible d’avoir une influence sur les habitudes de travail de chaque collaborateur, ce qui peut induire des résistances et du dévoiement qu’il convient de prévenir par des méthodologies appropriées d’accompagnement des changements. Sans oublier le développement des compétences des services informatiques qui deviennent encore plus sensibles pour maintenir le réseau à un niveau de fonctionnement optimal.

Au global, l’objectif de réduction des coûts peut être poursuivi par différents moyens. La convergence voix-données en fait partie. Mais la réelle optimisation globale reste à prouver dans le développement de nouveaux services à valeur ajoutée pour les clients de l’entreprise.

par Abdouh publié dans : Pbx
 

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