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Jeudi 20 avril 2006

Quel réseau sans fil pour quels besoins ?

Les réseaux sans fil investissent toutes les entreprises, PME ou multinationales. Au-delà du confort d'utilisation, c'est le faible coût d'installation qui séduit. Reste à choisir la solution adaptée à ses besoins et anticiper les évolutions aléatoires d'une technologie encore immature.

Le Wi-Fi et ses alternatives

Si les réseaux sans fil basés sur la norme 802.11b fleurissent comme des champignons, ils ne doivent pas éclipser l'intérêt des technologies complémentaires comme Bluetooth et le courant porteur. Car le Wi-Fi ne répond pas à tous les besoins.

 

Selon Ipsos-Insight, 135 millions de personnes se sont déjà raccordées d'une manière ou d'une autre (Wi-Fi, Bluetooth, BLR, etc.) à un réseau sans fil. Plutôt que de recourir à des câbles pour relier des ordinateurs entre eux, les réseaux sans fil s'appuient sur l'émission d'ondes. Cette approche permet de réduire le coût d'installation en évitant le câblage d'un bâtiment. Il existe plusieurs technologies de réseau sans fil qui se distinguent par la fréquence radio utilisée et la portée des transmissions.

 

Wi-Fi : de 11 à 54 Mb/s sur 300 mètres

Le Wi-Fi (contraction de WIreless FIdelity) est le nom commercial donné par la Wireless Ethernet Compatibility Alliance (WECA) aux matériels répondant aux normes 802.11x. Par abus de langage, le mot Wi-Fi désigne maintenant la norme IEEE 802.11 décrivant les caractéristiques d'un réseau local sans fil. Plusieurs déclinaisons de la norme IEEE 802.11ont vu le jour pour ajouter débit, qualité de service et sécurité à la norme initiale :

 

 

·         802.11b : c'est la norme la plus répandue. Elle permet d'échanger des données sans fil avec un débit maximum théorique de 11 Mb/s (6 Mb/s réels) et une portée qui dépend de la puissance des bornes (dizaines à centaines de mètres) sur la bande des 2.4 GHz avec 3 canaux radio disponibles.

 

·         802.11g : cette norme fonctionne sur la même bande de fréquence que le Wi-Fi mais avec un débit théorique de 54 Mb/s (30 Mb/s réel). Elle supporte une compatibilité ascendante avec la norme Wi-Fi. Une entreprise peut donc conserver ses équipements Wi-Fi de première génération tout en augmentant progressivement la puissance de son réseau. A terme, la norme 802.11g devrait remplacer 802.11b.

 

·         802.11a : cette norme permet d'obtenir du haut débit (théorique de 54 Mbps et 30 Mbps réel) sur la bande des 5 Ghz. Elle favorise une meilleure utilisation du spectre radio.

 

·         802.11e : cette norme améliore la qualité de service en rendant prioritaires les paquets pour optimiser la transmission suivant qu'il s'agit de la voix, de la vidéo ou des données.

 

·         802.11h : cette norme rapproche le standard IEEE 802.11 du standard européen HiperLAN 2

 

 

CPL : 14 Mb/s sur 200 mètres

 

Bien qu'il ne s'agisse pas d'une technologie de réseau sans fil, le courant porteur en ligne (CPL) est un concurrent sérieux de Wi-Fi. Utilisée depuis plus de 20 ans par EDF sur ses lignes haute tension, cette technologie permet de créer des réseaux locaux Ethernet en utilisant le câblage électrique existant. Mature, CPL propose un débit théorique de 14 Mb/s (9 Mb/s généralement constatés) sur une distance d'environ 200 mètres.

 

 

Bluetooth : 1 Mb/s sur 30 mètres

 

Si le Wi-Fi est adapté à la construction de réseaux locaux sans fil, cette technologie consomme énormément d'énergie et sa portée comme son débit ne sont pas adaptés à l'échange d'informations entre deux périphériques informatiques : ordinateur à imprimante, téléphone portable ou PDA vers PC, etc. Pour ce type de réseaux domotiques, la norme Bluetooth (IEEE 802.15.1) lancée par Ericsson en 1994 est mieux adaptée. Elle permet d'échanger des données à un débit d'1 Mb/s pour une portée de 5 à 30 mètres selon l'environnement. Bluetooth consomme très peu d'énergie et est donc bien adapté aux appareils mobiles.

 

 

GPRS et UMTS : 384 à 2048 Kb/s partout en France

 

Bien qu'il ne s'agisse pas à proprement parler d'une technologie de réseau sans fil, les normes GPRS et UMTS sont de plus en plus souvent associées au Wi-Fi. Le Wi-Fi permet en effet de créer des réseaux locaux publics (les hotspots) dans des lieux tels que les hôtels, aéroports, etc. pour permettre aux utilisateurs nomades de se connecter, via l'Internet, au réseau de leur entreprise. Lorsqu'il n'existe pas de hotspot, la seule façon de se connecter à l'Internet sans recourir à un câble est le GPRS et UMTS. GPRS (General Packet Radio Service) offre un débit théorique de 384 Kb/s et UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) de 2 Mb/s. Les débits constatés sont très loin de la théorie : 30 à 40 kb/s pour GPRS et 250 kb/s pour UMTS.

 

 

Des technologies plus complémentaires que concurrentes

 

Dans un scénario idéal, un utilisateur nomade utilisera GPRS sur une aire d'autoroute pour relever ses e-mails. Arrivé à l'hôtel, il se connectera au réseau local de son entreprise via un hotspot Wi-Fi, puis synchronisera son PDA via Bluetooth. De retour dans son entreprise, il se connectera au réseau local via Wi-Fi en salle de réunion mais utilisera le courant porteur (CPL) à son poste de travail car les contraintes de déploiement (murs blindés, etc.) augmentaient considérablement le coût de déploiement d'un réseau local Wi-Fi dans son immeuble.

 

Wi-Fi et ses alternatives

 


Type d'accès
de proximité
nomade
(gares, aéroports, hôtels)
Centera
Distance
de 30 à 100 m
100 m
couverture nationale
Technologie
Wi-Fi et Bluetooth
 
Wi-Fi
 
GPRS - UMTS
Débit
< 1 Mbits/s
 
 
11 Mbits/s *
de 384 Kbits/s
à 2 Mbits/s **
Bande de fréquence
2,4 GHz
2,4 GHz
 
 
1,9 et 2,1 GHz
Degré de mobilité faible (piéton) faible (piéton) forte (véhicule)
Norme 802.11b - 802.15 802.11b ETSI GPRS -
ETSI 3GPP UMTS

Source : France Télécom - * partagés entre les utilisateurs - ** par utilisateur

Jeudi 20 avril 2006

Réseaux sans fil : où en sera le Wi-Fi dans trois ans ?

Wi-Fi s'est rapidement imposé comme LE standard des réseaux locaux sans fil. Mais ses défauts - sécurité, interférence avec les obstacles physiques, consommation électrique élevée, etc. - poussent les constructeurs à envisager d'autres alternatives.

Vu l'enthousiasme des constructeurs, UWB et WiMax prendront certainement la relève du Wi-Fi d'ici quelques années. Ces deux technologies étendent la portée et le débit du Wi-Fi tout en consommant proportionnellement moins d'énergie.

 

 

WiMax : 70Mb/s sur 50 km

 

Apparu en janvier 2003, Wimax (Worldwide Interoperability for Microwave Access) est le nom commercial de la technologie de transmission radio 802.16 normalisée par l'IEEE en 2001. Première déclinaison concrète, 802.16a permet d'émettre et de recevoir des données dans les bandes de fréquences radio de 2 à 11 GHz. 802.16a permet d'atteindre un débit théorique de 70 Mb/s sur 50 km. Sur le terrain, les premiers tests montrent qu'il faut plutôt s'attendre à 10 Mb/s sur 8 km. Comme UWB, WiMax est insensible aux obstacles physiques. WiMax est un concurrent direct des technologies actuelles de boucle locale radio (BLR) propriétaires et chères. Cette technologie pourrait permettre d'étendre la portée des hot-spots Wi-Fi sur des zones bien plus importantes - couverture de tout un aéroport ou d'un campus universitaire par exemple - sans avoir à déployer de nombreux points d'accès comme c'est aujourd'hui le cas pour Wi-Fi (à cause de sa faible portée). Quelques déploiements WiMax commerciaux ont déjà eu lieu depuis le début de l'année.

 

 

IEEE 802.11n : 320 Mb/s

 

Ce protocole permet de pousser les réseaux sans fil à des débits atteignant 320 Mb/s. Il améliore également les performances de Wi-Fi en multi-utilisateurs. IEEE 802.11n est prévu pour un usage semblable à celui du Wi-Fi actuel sur la même fréquence de 2,4 GHz.

 

 

UWB : 480 Mb/s sur 15 mètres

 

Mise au point il y a 40 ans, la technologie Ultra Wide Band (UWB) utilise des impulsions électromagnétiques de faible puissance sur un large spectre de fréquences pour transmettre des données à un débit théorique de 480 Mb/s sur 15 mètres. C'est un sérieux concurrent de Bluetooth car son débit théorique est 100 fois supérieur. C'est également un sérieux concurrent de Wi-Fi en réseau local (10 fois le débit de Wi-Fi) et dans le cadre hot-spots, car en diminuant le débit à 40 Mb/s, la portée de cette technologie s'accroît considérablement. Les signaux émis s'affranchissent en outre des obstacles physiques, l'un des gros défauts de Wi-Fi. Selon le cabinet West Research Solutions, 305 millions d'appareils électroniques pourraient exploiter UWB d'ici à 2008.

 

 

MBWA : 1 Mb/s à 300 km/h

 

Le Mobile Broadband Wireless Access est basé sur le protocole IEEE 802.20 qui peut offrir 1 Mb/s par utilisateur dans une cellule de 2,5 km de rayon. Cette technologie permet la mobilité jusqu'à 300 km/h.

 

 

Jeudi 20 avril 2006

Trois scénarios d'utilisation de la technologie Wi-Fi

Les réseaux sans fil Wi-Fi répondent à des besoins très différents. Voici trois scénarios d'utilisation professionnelle - PME, entrepôt, travailleur nomade - pour comprendre les apports d'un réseau sans fil dans un contexte réel.

1. Réseau local d'une PME de 25 personnes

 

 

Les équipements 802.11b (11 Mb/s) et 802.11g (54 Mb/s) répondent parfaitement à la mise en oeuvre rapide de petits réseaux locaux sans fil. Lorsque les utilisateurs sont regroupés dans les mêmes locaux, il suffit souvent d'installer quelques points d'accès Wi-Fi et d'équiper les ordinateurs de bureau de carte réseau Wi-Fi USB ou PCI. Les ordinateurs portables Centrino sont déjà prêts et les modèles plus anciens nécessitent seulement l'ajout d'une carte réseau Wi-Fi au format USB, ou mieux, PCMCIA. Lorsque le recours à plusieurs points d'accès Wi-Fi est inévitable (murs trop épais entre plusieurs pièces par exemple), il peut être intéressant d'utiliser des équipements de type "routeur", c'est-à-dire équipé d'un port RJ45 Ethernet pour les relier entre eux par un réseau filaire et répartir le trafic à l'aide d'un switch. Si le routeur Wi-Fi possède plusieurs ports réseau RJ45, il peut aussi être intéressant d'y raccorder une imprimante en réseau.

 

 

Dans certains cas - équipement de nouveaux locaux de type "plateau" par exemple - un modem-routeur Wi-Fi sera mieux adapté. Il est alors chargé de raccorder l'entreprise à l'internet via une connexion câble ou ADSL puis de répartir la bande passante entre les utilisateurs. Cet équipement devient alors un point sensible car il fournit à lui seul toute l'infrastructure de réseau local et de connexion à internet. C'est pourquoi il faut préférer un équipement haut de gamme (pour sa fiabilité et son respect des standards) et complet : logiciels de sécurité (firewall, proxy, anti-virus, etc.) et de gestion du réseau (serveur DHCP, etc.) pour limiter le nombre de matériels à administrer.

 

 

Demain, le réseau téléphonique des entreprises pourra également s'étendre à la voix sur IP (VoIP) - à partir de 802.11b - ce qui évitera d'avoir à câbler un réseau téléphonique. Quelques offres de téléphones Wi-Fi existent déjà, mais elles sont encore chères (environ 500 euros pour un poste).

 

 

2. Equipement d'un entrepôt

 

 

Le développement des technologies Wi-Fi a aussi lieu dans le cadre d'applications industrielles comme la gestion d'entrepôt ou le suivi d'une chaîne de production. Un réseau filaire avec des postes fixes est en effet souvent mal adapté aux nombreuses manipulations : scan de colis ou de palettes, relevé des données de machines outils, etc. Grâce au couplage entre code à barres (ou étiquette électronique RFID) et le réseau Wi-Fi, un magasinier peut par exemple transmettre des données en temps réel à l'ERP, à la gestion d'entrepôt ou à la GPAO de l'entreprise.

 

 

Les contraintes physiques sont en revanche plus importantes que dans un bureau : nombreuses interférences, structures métalliques, etc. La norme 802.11a fonctionnant sur une plage de fréquences supérieure à 5 GHz permet de limiter les interférences avec d'autres appareils (GSM, etc.) et son débit théorique de 54 Mb/s garantit de pouvoir supporter des trafics importants. En revanche, à la fréquence de 5 GHz les phénomènes de réflexion des ondes sur les surfaces métalliques ainsi que leur absorption par le béton sont importants et la distance maximum de transmission s'en ressent.

 

 

3. Connexion d'un utilisateur nomade au réseau de son entreprise

 

 

Le Wi-Fi est particulièrement bien adapté aux utilisateurs nomades. La plupart des grandes entreprises équipent aujourd'hui leurs salles de réunions ou une zone dédiée dans leurs locaux ce qui évite d'avoir à chercher un câble ou à en "voler" un sur un PC non utilisé. D'autre part, le développement des "hot spots" facilite la connexion des nomades lors de leurs déplacement. Le cabinet d'analyses Gartner Group estime que l'Europe comptera environ 40 000 hot spots fin 2005, la majorité installés dans des hôtels d'affaires, des aéroports, des gares ou des chaînes de restauration. Le débit réel des hot spots se limite en revanche le plus souvent à quelques centaines de Kb/s car les bornes sont elles mêmes reliées à l'Internet via des liaisons ADSL à 1 ou 2 Mb/s. Lorsque le nombre d'utilisateurs est trop important, les performances se dégradent donc rapidement.

 

Jeudi 20 avril 2006

Les cinq étapes clés du déploiement d'un réseau Wi-Fi

De l'étude d'implantation à l'évaluation de la bande passante nécessaire, en passant par le réglage des points d'accès, découvrez les cinq étapes incontournables du déploiement d'un réseau Wi-Fi.

Alors que le déploiement d'un réseau sans fil ne nécessite aucune connaissance chez les particuliers, la complexité d'un réseau d'entreprise impose de respecter certaines étapes pour optimiser au maximum la sécurité et les performances du réseau. Souvent négligée, l'étude technique préalable favorise l'évolutivité du réseau et permet de le dimensionner correctement.

 

1. Etudier la zone d'implantation

 

Cette étape préalable au déploiement consiste à étudier l'emplacement d'implantation du réseau sans fil. Elle permet d'évaluer la faisabilité du projet en fonction de la taille de la zone à couvrir et des obstacles et autres éléments susceptibles de créer des interférences. Dans certains cas l'entreprise devra par exemple recourir à un réseau filaire traditionnel ou sur courant porteur (CPL) pour couvrir certaines pièces. Cette étude d'implantation permet ensuite de calculer le positionnement idéal des points d'accès Wi-Fi.

 

2. Etablir une politique de sécurité

 

Le chiffrement des transmissions diminue le débit théorique des points d'accès. Etablir au plus juste un niveau de sécurité raisonnable contribue à améliorer le débit disponible. En réseau local, la plupart des PME peuvent se contenter d'un cryptage WEP/WAP. Un niveau de sécurité supérieur nécessitera souvent la mise en place de serveurs Radius pour authentifier les utilisateurs et parfois même d'un réseau privé virtuel (VPN).

 

3. Evaluer la bande passante nécessaire

 

Le nombre d'utilisateurs par pièce et le niveau de sécurité (cryptage inexistant, faible ou fort) jouent un rôle important dans le choix d'un matériel à la norme 802.11b (11 Mb/s) ou 802.11g (54 Mb/s). Les conditions d'implantation jouent aussi un rôle dans le dimensionnement du réseau. Dans le cas d'une implantation extérieure (atelier, entrepôt, etc.), il est par parfois nécessaire de recourir au 802.11a plutôt qu'au 802.11b.

 

4. Installer et régler les points d'accès

 

Une fois les points d'accès Wi-Fi correctement installés par un prestataire ou par une équipe interne, leur réglage minutieux est un des points clés du déploiement. Même avec une étude d'implantation préalable, il est parfois nécessaire de les déplacer ou de les doubler. Un bureau peut par exemple consommer deux fois plus de bande passante qu'un autre en fonction des logiciels utilisés. Il faut également éviter à tout prix les recouvrements entre points d'accès en réglant leur puissance. Sinon, les utilisateurs risquent de tous se connecter sur un seul point plutôt que deux et la bande passante disponible s'écroule.

 

5. Former un administrateur en interne

 

Dans le cas d'installations complexes, le recours à une formation théorique et pratique - transfert des compétences du prestataire ayant effectué l'installation par exemple - est souvent indispensable. Peu d'administrateurs réseau maîtrisent en effet la technologie radio. Le prestataire peut également aider l'entreprise à choisir des outils de supervision adaptés.

Jeudi 20 avril 2006

Déploiement de réseau Wi-Fi : attention au débit et à la portée théoriques

Confrontées aux contraintes du terrain, les performances théoriques des réseaux Wi-Fi s'effondrent tandis que les coûts de mise en oeuvre s'avèrent plus importants que prévu. Malgré ces désagréments, les réseaux sans fil séduisent les entreprises. Voici quatre exemples.

 

La promesse d'un déploiement sans câblage rime souvent avec un faible coût de déploiement lorsque l'on écoute le discours des constructeurs de matériel Wi-Fi. Si c'est généralement le cas, les économies réalisées sont souvent moins importantes que prévues à cause des difficultés de mise en oeuvre.

 

 

Un concept vendu avec beaucoup de paillettes

 

"Le concept vendu avec beaucoup de paillettes ne peut que générer une forte déception sur le terrain", résume Éric Denizot (photo), responsable réseau du centre hospitalier de Villefranche-sur Saône (CHV). Malgré une étude d'implantation préalable, le CHV a dû déployer deux points d'accès plutôt qu'un et constate un débit réel de 4 Mb/s au lieu des 11 Mb/s théoriques. "Mais il faut s´accrocher. Quand ça marche, l´intérêt est évident et le confort apprécié par les utilisateurs", précise le responsable réseau.

 

 

Même constat au CHU de Saint-Étienne. "Pour couvrir notre étage de 30 mètres de large sur 100 mètres de long, un seul point d´accès semblait suffire. Dans la réalité, les murs, les cloisons, le mobilier... sont autant d´obstacles qui diminuent la portée du signal radio utilisé et les PC portables perdaient leur connexion au réseau dans certains endroits. Seuls ces tests ont permis de mettre en évidence la nécessité d´installer un deuxième point d´accès sans fil au niveau de l´étage", constate Philippe Colonges, responsable informatique du CHU.

 

 

Des coûts divisés par deux pour la Guilde des Lunetiers

 

Malgré les difficultés de mise en oeuvre, les économies sont tout de même au rendez-vous. En 2002, la Guilde des Lunetiers a remplacé ses catalogues papier - coût annuel entre 100 000 et 200 000 euros - par des tablettes graphiques connectées à un réseau Wi-Fi. "Moins de 4 % de nos 1 000 adhérents ont été réfractaires à cette nouvelle solution", constate Badredine Madani, directeur général de Codir SA, la plate-forme de fabrication et de distribution de la Guilde des Lunetiers. Aujourd'hui, les catalogues électroniques leur permettent de prendre des commandes en temps réel sur les salons professionnels. Avec un budget de 100 000 euros - incluant développement de l´application, assistance technique au démarrage, location de deux serveurs NT et de 130 tablettes graphiques - le projet a été très vite amorti puisque pour 2003 la Guilde des Lunetiers devrait réduire ses coûts par deux.

 

 

Une législation contraignante en extérieur

 

 

Reste que certains projets extérieurs peuvent s'avérer plus contraignants que d'autres. Souhaitant relier deux bâtiments séparés par à peine 1 200 mètres de zone urbaine, la papeterie Develay a mis  en place une liaison radio entre les deux sites. Trop pressée, l'entreprise a commencé "à émettre tout en faisant la demande d´autorisation à l´ART (Autorité de régulation des télécommunications). Ils n´ont pas du tout apprécié mes méthodes "à la hussarde" ! L´Agence nationale des fréquences a effectué des mesures et a demandé une saisie du matériel", se souvient Jean Develay , directeur général de l'entreprise.

Jeudi 20 avril 2006

Quels matériels Wi-Fi choisir pour créer son réseau sans fil ?

Du simple point d'accès au modem-routeur Wi-Fi, différents matériels permettent de créer des réseaux locaux sans fil. Passage en revue des différentes options.

Un réseau local sans fil est composé de deux éléments : le point d'accès et les terminaux. Le point d'accès raccorde les ordinateurs équipés d'une carte réseau Wi-Fi (les terminaux) au réseau local filaire (LAN) de l'entreprise ou à une passerelle Internet (modem ADSL par exemple).

 

 

Pléthorique, l'offre actuelle s'appuie sur trois standards : 802.11b (le plus répandu), 802.11a (successeur de 11b) et 802.11g (successeur des deux précédents). L'idéal est de sélectionner des équipements 802.11b (les moins chers) lorsqu'une bande passante partagée de 11Mb/s est suffisante, ou des équipements 802.11g lorsque le nombre d'utilisateurs est plus élevé. Les normes 802.11b et 802.11a étant incompatibles entre elles et 802.11g offrant le débit de 802.11a, les équipements 802.11a ont généralement peu d'intérêt.

 

 

Point d'accès Wi-Fi

 

Dans sa version la plus basique, un point d'accès Wi-Fi se comporte comme n'importe quel élément actif d'un réseau local filaire (LAN). Il se connecte au LAN existant par l'intermédiaire d'un connecteur RJ45 (Ethernet). Selon le modèle, le point d'accès peut être connecté directement sur un routeur (hub) ou sur un commutateur (switch). Il est alors vu comme un hub qui fournit une connectivité sans fil à plusieurs postes client. Les point d'accès évolués peuvent être utilisés comme point d'accès, comme pont (pour relier deux points d'accès entre eux) et comme répéteur (pour amplifier un signal faiblissant). Les premiers prix débutent à 30 euros HT et peuvent atteindre plus de 700 euros HT pour des matériels supportant les trois normes 802.11a, b et g. Le prix moyen se situe autour de 100 euros HT.

 

 

Exemples :

 

·         Netgear - ME102 - 802.11b - 30 euros HT.

 

·         3Com - OfficeConnect Wireless 11 a/b/g - 802.11a|b|g - 160 euros HT.

 

·         Proxim - ORiNOCO AP-600 - 802.11a - 660 euros HT.

 

 

Routeur Wi-Fi

 

Les routeurs Wi-Fi agrègent dans un seul élément actif un routeur Ethernet traditionnel et un point d'accès Wi-Fi. Ils sont généralement munis d'une connectique permettant de relier une imprimante (port parallèle), quelques câbles réseaux RJ45, un modem câble ou ADSL (port WAN). Les routeurs Wi-Fi peuvent être utilisés de deux façons : pour déployer rapidement quelques postes dans un bureau qui n'est pas câblé et les relier au réseau local de l'entreprise ou pour déployer un nouveau réseau local - dans une agence par exemple - en s'appuyant uniquement sur cet élément actif sans avoir à ajouter de hub. Premiers prix à partir de 50 euros HT.

 

Exemples :

 

·         Linksys - BEFW11S4 - 802.11b - 4 ports RJ45 - firewall, VPN, serveur DHCP, etc. - 55 euros HT.

 

·         Netgear - WGT624 - 802.11b, g et Turbo g (108Mb/s) - 4 ports RJ45 - firewall, VPN, serveur DHCP, authentification MAC, etc. - 90 euros HT.

 

 

Modem-Routeur Wi-Fi

 

En plus des fonctionnalités propres au routeur décrites ci-dessus, un modem-routeur Wi-Fi intègre un modem câble ou ADSL. C'est une solution "tout en un" idéale pour les petites entreprises qui souhaitent raccorder quelques postes à l'Internet. Le modem-routeur Wi-Fi sert alors à partager la connexion Internet entre les différents utilisateurs du réseau. Il est généralement équipé d'un serveur DHCP qui attribue une adresse IP à chaque poste client et d'un firewall qui assure la translation (NAT) entre les adresses IP locales et l'Internet et protège le réseau des attaques extérieures. Au niveau de la connectique, un modem-routeur Wi-Fi offre généralement les mêmes options qu'un routeur Wi-Fi. Premiers prix : à partir de 90 euros HT.

 

 

Exemples :

 

·         D-Link - DSL-G604T - 802.11g - modem ADSL - 4 ports RJ45 - 80 euros HT.

 

·         Bewan - LanBooster 6204W - 802.11b - modem RNIS et ADSL (basculement automatique) - 4 ports RJ45 - DHCP, DynDNS, firewall, serveur VPN IPSec, etc. - 450 euros HT.

 

 

Carte réseau Wi-Fi

 

Il existe de multiples déclinaisons de carte réseau Wi-Fi : PCI pour les ordinateurs de bureau, USB pour les ordinateurs portables et les ordinateurs de bureau, PCMCIA uniquement pour les ordinateurs portables et carte Compact Flash pour les PDA. Quelle que soit l'option technique retenue, une carte réseau Wi-Fi sert à une seule chose : dialoguer avec le point d'accès. Terminaux et points d'accès doivent cependant partager le même standard de communication pour tirer parti des implémentations spécifiques des constructeurs (22Mb/s au lieu de 11Mb/s grâce à la modulation PBCC par exemple). Les premiers prix démarrent vers 30 euros HT.

 

 

Exemples :

 

·         Ovislink Evo-w54USB - 802.11g - 25 euros HT.

 

·         Netgear WAG311 - PCI - 802.11b et g - antenne externe fournie - 35 euros HT.

 

·         US Robotics - PCMCIA - 802.11g - 35 euros HT.

 

 

Centrino

Marque commerciale d'Intel, le terme Centrino regroupe trois technologies très différentes : le processeur pour ordinateurs portables "Pentium-M", le jeu de composants "Intel 855" et la minicarte "Wi-Fi Pro/Wireless" du constructeur. L'association de ces trois technologies vise à simplifier l'utilisation alternée d'un réseau local filaire et d'un réseau local sans fil et à améliorer l'autonomie des ordinateurs portables. Dans les faits, seules les dernières versions de systèmes d'exploitation sont réellement en mesure de simplifier les connexions successives à des réseaux sans fil et filaires. Le prix des premiers portables Centrino se situe aux environs de 800 euros HT.

 

Exemples :

 

·         Acer TravelMate 4021WLMi - Pentium M 725 1,6 GHz - 802.11g - 850 euros HT.

·         Sony - VAIO A517M - Pentium M 750 1.86 GHz -  802.11g et Bluetooth - 1 800 euros HT.

·         Toshiba - Portege R200 - Pentium M ULV 753 1,2 GHz - 802.11b/g et Bluetooth - 2 140 euros HT.

 

Jeudi 20 avril 2006

Réussir le déploiement de son réseau Wi-Fi avec son prestataire

Pour garantir la réussite du déploiement de son réseau Wi-Fi, la PME toulousaine GA s'est appuyée sur un spécialiste dès les phases de conception de son nouveau siège social. Un pari gagnant, commenté par son DSI, Alain Maman.

PME centenaire de 380 personnes, GA construit des bâtiments clés en mains, de la conception architecturale à la réalisation. C 'est lors du déménagement de son siège social sur son nouveau site de Toulouse que GA a décidé, début 2004, d'installer son premier réseau Wi-Fi. Plus qu'une simple volonté de réduire ses coûts de câblage, GA recherchait avant tout à offrir plus de mobilité à ses collaborateurs. Le réseau Wi-Fi a donc été déployé en complément d'un réseau filaire traditionnel. Il prend le relais lorsqu'un utilisateur quitte son poste et se déconnecte du réseau local filaire. Les collaborateurs de l'entreprise sont ainsi connectés en permanence et peuvent, par exemple, accéder à leurs dossiers lors des réunions.

 

Garantir la réussite du projet dès les phases de conception

 

 

"Nous avons décidé d'intégrer cette technologie dès les phases de conception du nouveau siège afin de garantir la réussite de ce projet", explique Alain Maman, le directeur informatique de la société. Son prestataire, Wireless Partners, s'est ainsi occupé de l'étude préalable (positionnement des bornes afin d'obtenir une couverture optimale, plan de câblage LAN, etc.), du choix du matériel - 8 points d'accès 3Com 802.11g pour couvrir 3200 m2 et 120 utilisateurs - et de la mise en oeuvre concrète du réseau (sécurité, paramétrage et installation du système). Un transfert de compétences a également eu lieu à la fin de l'installation et Wireless Partners assure la maintenance sur site.

 

Le réseau Wi-Fi est aujourd'hui utilisé en complément du réseau filaire, essentiellement pour la bureautique, la messagerie et Internet. "Les architectes manipulant des dossiers très volumineux, nous avons conçu le réseau Wi-Fi de GA comme un relais de mobilité", explique Raphael Raingold (photo), le patron de Wireless Partners.

 

Sécuriser le réseau Wi-Fi au même niveau que le réseau filaire

 

 

D'abord assurée par un simple cryptage WEP, la sécurité du WLAN sera bientôt renforcée par la mise en oeuvre d'un serveur d'authentification Radius. "Le cryptage WEP est une solution temporaire idéale mais une société doit très vite songer à une solution de sécurité plus haut de gamme si elle souhaite garantir l?intégrité de son réseau. Aujourd'hui, il existe de nombreuses solutions afin de sécuriser un réseau Wi-Fi, et garantir une confidentialité équivalente à celle d'un réseau filaire", explique Raphael Raingold.

 

En impliquant très tôt son prestataire dans la conception du réseau, GA n'a rencontré aucune difficulté technique. "Il faut bien étudier la disposition des bureaux, le cloisonnement, les matériaux de construction ou encore le nombre d'utilisateurs. Il est également indispensable de faire appel à des spécialistes qui ont l'expérience de déploiement Wi-Fi. Il existe tout un travail d'analyse et d'étude en amont de tout projet Wi-Fi. Cela me semble être une condition incontournable pour éviter les surprises", conseille Alain Maman.

 

GA estime aujourd'hui avoir amélioré la productivité de ses utilisateurs. "Il y a moins de temps morts dans une journée. Les salariés du groupe ont désormais la possibilité de se connecter au réseau à partir de tout endroit du siège, et l'utilisation du Wi-Fi augmentera de plus en plus, avec l'achat prévu de PDA et ordinateurs portables supplémentaires. Par ailleurs, les visiteurs extérieurs pourront accéder à Internet en utilisant notre réseau Wi-Fi sans accéder à notre réseau d'entreprise", conclut Alain Maman.

Mardi 18 avril 2006

Le secteur des télécommunications a eu la part du lion des projets de décrets approuvés par le dernier Conseil des ministres, avec pas moins de 18 projets. Ce qui en dit long sur la dynamique qui caractérise actuellement ce secteur.
Ces 18 projets de décrets concernent l'octroi de nouvelles licences à deux sociétés privées et l'aménagement du cahier des charges de tous les opérateurs publics de téléphonie.

Ainsi, le Conseil des ministres a validé l'octroi des licences «nouvelle génération» aux sociétés Méditélécom et Maroc Connect. Ces deux projets de décrets seront publiés au Bulletin Officiel du Royaume dans les prochains jours.
De même, le Conseil a approuvé trois projets de décrets portant sur la prorogation de la durée des licences octroyées aux opérateurs VSAT.

Le Vsat (Very Small Aperture Terminal) est une technologie basée sur un système numérique par satellite. Son architecture se compose de trois éléments : une station principale gérant les informations destinées aux micro-stations, un segment spatial loué sur une bande passante d'un satellite et des micro-stations (des antennes paraboliques de 0,90 à 1,80 mètre connectées au réseau utilisateur).

La solution Vsat est utile notamment dans les zones sous-équipées en réseaux terrestres ou encore pour contourner les problèmes d'interconnexion de nombreux réseaux terrestres. Les applications des réseaux Vsat touchent plusieurs domaines, dont l'accès à l'Internet.

Les autres projets de décrets concernent la mise à jour et l'actualisation des cahiers des charges des différents exploitants de réseaux publics de télécommunications et ce, en application des dispositions de la loi n°55-01 portant modification de la loi n°24-96 relative à la poste et aux télécommunications.

Il est à rappeler que la loi 55-01 modifiant et complétant la loi 24-96 apporte des innovations réglementaires dans l'objectif d'adapter l'arsenal juridique à la nouvelle configuration du marché national.
Ces décrets seront publiés prochainement au Bulletin Officiel du Royaume et mis en ligne sur le site web de l'ANRT.

Par ailleurs, le marché marocain des télécoms connaît un essor important, après sa libéralisation, et devra subir des changements de taille en raison de l'attribution future de plusieurs nouvelles licences.


Ainsi, Méditel qui est le second opérateur, en plus de sa licence du mobile, ne tardera pas à exercer sa nouvelle activité, avant l'entrée sur le marché d'un troisième opérateur sur ce même créneau. Ce qui installera un environnement commercial compétitif, avec trois prestataires de services du fixe : Maroc Telecom, Méditélécom et Maroc Connect qui devront créer un contexte de concurrence dans ce segment primordial du marché et lancer de nouvelles technologies.

En outre, une soumission comparative pour l'attribution de trois licences UMTS sera démarrée en 2006. Une troisième licence 2G pourrait être octroyée d'ici 2007. L'arrivée de deux nouveaux fournisseurs de services, Méditélécom et Maroc Connect, dans le secteur du fixe et des trois fournisseurs de services UMTS prévus marque une étape importante dans le processus de libéralisation du marché marocain des télécoms et crée une nouvelle dynamique du marché dans le domaine de ces services.

Il en résulte de nouvelles opportunités d'affaires tant pour les opérateurs de services télécoms que pour les fournisseurs de produits télécoms.

Lundi 17 avril 2006

Lancement du portail national www.maroc.ma
(17/4/2006)

Le portail national "maroc.ma" a été lancé ce lundi (17 avril). Conçu et réalisé par un groupement dirigé par la société Casanet SA, le portail se veut une porte d'entrée du Maroc sur le Web, un outil indispensable d’informations et de services en ligne.

PHOTO: La page d'acceuil du portail national maroc.ma

Le portail national "maroc.ma" a été lancé ce lundi (17 avril) au siège du ministère. Il a été inauguré par le Premier ministre, M. Driss Jettou en présence de plusieurs ministres, des ambassadeurs, des personnalités, des journalistes…

Ce nouveau portail gouvernemental obéit aux exigences d'une information rapide, fiable et de qualité, au souci de proposer une image authentique et complète de notre pays, et à la volonté de canaliser toute la matière informative relative au Maroc pour assister l'internaute dans sa quête de l'information pertinente sur le web.

Le portail national est composé de deux grandes parties. La première, institutionnelle, donne un accès direct à toute l’information sur la vie politique, sociale, économique et culturelle. Cette composante institutionnelle du portail offrira la palette la plus large possible de ressources, de documents et d'informations sur diverses thématiques, assurant à tout visiteur d'y trouver les réponses à ses interrogations.
Avec aussi une partie importante consacrée à l’actualité généraliste, qui sera actualisée au jour le jour.

La composante administrative, quant à elle, mettra en ligne des informations relatives à environ 700 procédures administratives les plus utilisées par le citoyen et l'entreprise (pièces demandées, formulaires à télécharger, assises juridiques, durée et coût des procédures, services concernés,...).

Ces procédures administratives sont organisées de manière à faciliter aux usagers l'accès à l'information.
Elles sont classées par thème, type et département ministériel pour faciliter la recherche.

Le portail sera un outil générateur d'informations et de services en ligne apte à répondre aux multitudes d'interrogations qui seront posées par la plupart des utilisateurs.
Le portail national "maroc.ma", développé avec une technologie Microsoft « .net » est en versions arabe, française, anglaise et espagnole. 

Jeudi 30 mars 2006
Dossier : le Wi-Fi MIMO
par Raphaël Docher


Les réseaux sans fil connaissent une croissance constante depuis leur mise sur le marché il y a déjà quelques années. Les routeurs sans fil sont devenus des produits très populaires au point que les versions classiques sont nettement moins mise en avant. Les gammes de produits évoluent constamment au gré des innovations officielles – et officieuses – qu’incluent les constructeurs.

Depuis quelques mois une nouvelle technologie censée révolutionner le sans-fil fait de plus en plus parler d’elle : Le MIMO. Ses bienfaits seraient nombreux et représenteraient l’avenir du sans-fil. Cependant, ce ne serait pas la première fois qu’une nouvelle technologie, censée repousser de manière considérable les limites du sans-fil, se montre dans les faits plutôt décevante.

Alors le MIMO, Esbroufe marketing ou véritable avancée ? Réponse en pratique à l´aide de solutions proposées par plusieurs fabricants.
 
Les premières technologies sans fil grand public sont apparues sur le marché en 1999, avec leur intégration optionnelle au sein des portables Apple, avant d’être démocratisées sur PC par Intel et son Centrino en 2003. Elles étaient basées sur deux normes fixées par l´IEEE : la 802.11a et 802.11b. La première annonçait une bande passante de 54Mbps en utilisant des fréquences autour de 5 Ghz, la deuxième plafonnait à 11Mbps sur une fourchette de transmission se situant dans les 2,4 Ghz. Moins chère et offrant une portée accrue, c´est cette dernière qui s´est rapidement imposé sur ce marché émergeant.

Mais en pratique, tout n´était pas rose : Les débits réels étaient équivalent, au mieux, à 50-60% de la bande passante théorique, et surtout, les portés étaient assez aléatoires, car excessivement dépendante de l´environnement, et tout obstacle amputait sérieusement la couverture du réseau. Cela restait suffisant pour des communications légères entres postes, notamment du partage de connexion Internet, mais tout gros transfert de fichiers devenait vite décourageant.

Fort de ce constat, et face à la réelle demande de la part des utilisateurs souhaitant s´affranchir de l´Ethernet (et surtout des fils), il fut ajoutée une nouvelle norme de transmission, la 802.11g, qui propose une bande passante de 54Mbps. Utilisant la même plage de fréquence que le 802.11b, elle est ainsi compatible avec cette dernière, et permis une évolution en douceur des réseaux 802.11b déjà existant. Ceci ajouté à une chute continue des prix et à une relative simplification de mise en œuvre ont contribué à une démocratisation d´importance du sans-fil.

Cependant cela restait une évolution, et la norme manquait encore d´efficacité face aux usages pratiques auxquelles elle devait faire face, notamment avec la forte croissance des débits de connexion à Internet : être bridé non pas par son modem, mais par son réseau sans fil, c´est plutôt rageant. Les utilisateurs deviennent également exigeant et veulent par exemple pouvoir écouter de la musique ou regarder de la vidéo de la manière la plus confortable possible, et ce en se souciant le moins possible des distances et obstacles qui composent leur environnement.

Voilà pourquoi une nouvelle norme fut une nouvelle fois mise en chantier en janvier 2004: le 802.11n. Actuellement en cours de finalisation, une première ébauche ayant été validé en mars, il apporte comme principale évolution la technologie connue sous le nom de MIMO, dont le principe essentiel est d’utiliser simultanément plusieurs canaux. Les premiers chipsets suivant la première ébauche de la norme sont tout juste annoncés et les périphériques devraient dans le meilleur des cas être disponible en juin, mais on ne sait pas encore quand le 802.11n sera entièrement finalisé.

Officiellement donc, il n’existe pas encore de périphériques 802.11n. Les périphériques testés dans cet article répondent tous par défaut à la norme 802.11g, mais « empruntent » tous la principale nouveauté de la norme n : le MIMO.
 
Le MIMO
Les technologies sans fil se basent sur le même principe : l’envoi et la réception de données sous forme d’ondes électromagnétiques, émises à des fréquences précises. Dans le cadre des normes 802.11g et n, la plage de fréquence utilisée va de 2,400Ghz à 2,497Ghz. Ce faisceau est divisé en 14 canaux de 20Mhz chaque, et tous les périphériques d’un réseau sans fil doivent utiliser le même canal pour pouvoir communiquer entre eux.

Une des principales contraintes des réseaux sans fil consiste en l’obligation pour le périphérique émetteur d’obtenir un accusé de réception de la part du receveur avant d’envoyer un nouveau paquet de données. Il en résulte une baisse certaine de la bande passante disponible et donc une chute des débits pratique.

Un autre fort handicap tient à la nature des ondes et de leur comportement avec l’environnement : elles sont victimes de rebond, d’absorption et d’atténuation suivant les obstacles et les distances parcourues. La qualité de la transmission baisse de façon drastique et réduit à la fois portée et débits. C’est sur ce point que se concentrent les innovations technologiques telles que le MIMO afin d’obtenir les meilleures performances possibles en réduisant au maximum l’influence de l’environnement

Acronyme de Multiple In, Multiple Out, son principe, basé essentiellement sur un algorithme, est simple : plutôt que d´envoyer un seul signal sur une seule fréquence donnée, comme le fait jusqu´à présent n’importe quel périphérique sans-fil 802.11a, b ou g, il est envoyé plusieurs signaux différents à des fréquences proches pour à la fois augmenter le débit et la portée du réseau.

La première particularité du MIMO passe donc par l´utilisation simultanée de plusieurs antennes émettrices et réceptrices. L´algorithme qui gère le MIMO est ainsi capable de découper l´information à transmettre et de la faire transiter parmi tous les émetteurs mis à sa disposition. A l´autre bout, le périphérique receveur, bien sûr utilisant lui aussi cet algorithme, est capable de réorganiser les données qu´il reçoit. Dans les faits, un périphérique compatible Mimo se verra ainsi équipé de 2 à 8 antennes (voire plus), chacune émettant sur un canal précis. Plus elles sont nombreuses, et plus les débits (théoriques et réels) augmentent. Ainsi il est annoncé pas moins de 600Mbps (100Mbps réel) dans le cas où une dizaine de flux seraient mis à contribution.

La deuxième particularité du MIMO est la capacité de l´algorithme de composer avec les obstacles rencontrés. Chaque signal émis passe par un chemin différent et utilise les propriétés de rebond des ondes pour atteindre sa destination. De plus ces parcours sont dynamiques, et au cas où un des signaux ne parvient plus à transiter de manière efficace (à cause d´un brouillage localisé ou d´un nouvel obstacle), le périphérique définira un autre chemin pour faire transiter le signal.
Compatibilité 802.11n ?
Il faut noter que si il existe déjà des périphériques MIMO, ceux-ci ne pourront pas évoluer vers la norme n lorsuqe celle-ci sera disponible. Aucun pilote, aucune mise à jour du firmware ne pourront les rendre compatible avec la nouvelle norme. On ne peut guère plus espérer qu’un fonctionnement basique en mode g, leurs fonctions MIMO ayant forte chance d’être inopérante dans le cadre d’un réseau qui serait en n ...

Pire encore, les chipsets n actuels rencontreraient a priori des problèmes de compatibilité avec les réseaux b et g, ce qui inclus également les périphériques dits MIMO. On peut raisonnablement penser que ces problèmes sont temporaires car ce serait aller à l’opposé de la politique de compatibilité en œuvre depuis plusieurs années. Cependant, cela n’empêchera certainement pas certains fabricants de proposer du matériel utilisant ces premiers chipsets, méfiance donc si vous souhaitez faire cohabiter du b/g et du n.
 
Avant propos
Le problème quand on teste du matériel sans-fil, c´est qu´il est impossible d´envisager tous les cas de figure étant donné que les performances réelles, que ce soit en débit ou en portée, sont totalement dépendantes de l´environnement.

Il ne faut donc pas prendre les résultats annoncés dans les pages suivantes comme argent comptant, car dans d´autres circonstances, les performances pourraient être différentes. Ils servent surtout d´indicatif pour montrer les performances du MIMO par rapport au traditionnel 802.11g. Au delà des performances il faudra donc également voir la facilité d´emploi du matériel, la qualité des pilotes/logiciels fournis, etc.
Caractéristiques globales
Tous les routeurs présents offrent les mêmes caractéristiques de base :

- Compatibles WI-FI avec les normes IEEE 802.11b et IEEE 802.11g
- Equipés d’un port WAN RJ-45 et de 4 ports LAN 10/100 RJ-45.
- Administration par interface web via une adresse de la forme 192.168.x.x (configurable)
- Support des modems câble/DSL avec IP dynamique ou statique et plusieurs types de connexions : PPPoE, PPTP, L2TP...
- Fonction DHCP
- Cryptage WPA/WPA2, WPA-PSK/WPA2-PSK et WEP 64/128bits
- Filtrage par adresse MAC
- Pare feu de type SPI
- Mise à jour par firmware

Aucun routeur n’offre de ports Gigabit, c’est regrettable.
Baratin marketing
Les différents produits présentés sont basés soit sur un chipset Airgo, soit sur un chipset Atheros. Ceux basés sur des chipsets identiques offriront peu ou prou les mêmes caractéristiques. Cependant, pour attirer le client potentiel, les fabricants emploient des termes souvent pompeux, ce associé à des indices de performances invérifiables, et qui souvent ne correspondent à rien de tangible dans les faits. Ils indiquent quand même que leur matériel utilise le MIMO, c’est déjà ça...
Matériels utilisés
Un 1er ordinateur fixe à base d’Athlon XP 2400+, relié au routeur en filaire par l’intermédiaire d’une carte 3Com Etherlink XL 10/100.
Un 2ème ordinateur fixe à base de Duron 800, avec une liaison sans fil assuré par l’un ou l’autre modèle de carte PCI disponible.
Un ordinateur portable HP NX6125, sur lequel aura été utilisé les différentes cartes PCMCIA.
Les tests
Nous avons procédé à des tests de transferts de fichiers entre ces différentes machines pour relever les performances.

Tous les tests de transferts ont été effectués en utilisant un cryptage WEP 128 bit. Cela représente actuellement le strict minimum pour sécuriser un tant soit peu votre réseau sans fil. L’emploi d’un cryptage WPA est recommandé si vous souhaitez plus de sécurité. L’utilisation d’une méthode de cryptage peut faire légèrement baisser les performances, mais cela reste généralement marginal.

Les tests ont tout d’abord été classés en trois catégories :

- 1ere catégorie de test dite « locale » : Le routeur et les deux pc reliés en sans fil sont placés dans la même pièce, à une distance de moins de deux mètres. Les résultats correspondent alors au débit maximal que l’on peut espérer atteindre avec le matériel considéré.
- 2ème catégorie, dit à « à courte portée » : un cas de figure relativement courant, le routeur et les machines sans fil sont distants de quelques mètres, mais pas situé dans la même pièce. Un mur en brique non porteur les sépare.
- 3ème catégorie, dite « à moyenne portée » : L’ordinateur portable est placé deux étages au dessus du routeur, dans un immeuble aux parois plutôt épaisse et en bêton armé.

Ensuite chaque catégorie est elle-même séparé en plusieurs mesures :

- Ethernet vers sans fil (efficacité en download)
- Sans fil vers Ethernet (efficacité en upload)
- Sans fil vers sans fil (efficacité avec plusieurs connexions simultanées), lorsque nous disposions de deux cartes de même constructeur / technologie

Enfin ces mesures ont été effectuées :

- en 802.11g classique (54mpbs) sans optimisation de débit quelle qu’elle soit
- en « MIMO », en utilisant les capacités maximales de chaque routeur

Les tests en 802.11g ont été effectués à l’aide d’un routeur Netgear WGT624 V3, avec toutes les options de transfert avancées désactivées.

Il a été relevé le temps (en secondes) qu’il a fallu pour transférer un fichier de 100 Méga-octets. Avec une simple division, on obtient alors le débit en Mo/s. Vu la nature fluctuante des ondes, au minimum deux mesures ont été effectuées dans chacune des configurations.
 
 
Attention à l’environnement immédiat
A noter un point important : la position du routeur vis-à-vis de son environnement immédiat. Contrairement à un routeur g classique, qui subit peu ou pas d’influence, un routeur MIMO doit obligatoirement être placé dans un espace dégagé de toutes perturbations proches, comme un ordinateur, et de préférence en hauteur, sinon ses performances seront très fortement dégradées.
Quid du brouillage ?
Les réseaux sans fil sont censés être très sensibles aux ondes émises par des appareils courant comme les téléphones sans fil et les fours à micro ondes. Impressions après quelques essais :

Téléphone sans-fil : des essais avec le modèle disponible (un Sagem) a montré que l´impact n´est sensible qu´à la condition de coller le combiné contre l´antenne... donc dans une situation qui n´arrivera jamais (ou alors vous utilisez votre matériel d´une façon plutôt spéciale). Dans le cadre d´un usage courant, aucune différence n’a été constatée. Evidemment, rien ne dit qu’avec une autre marque/modèle, les résultats n’auraient pas été différents.

Fours à micro ondes : de véritables tueurs de réseaux si le micro onde est dans la même pièce, voir dans une pièce adjacente ! Les débits s’effondrent totalement, quel que soit le matériel utilisé. Les routeurs MIMO s’en sortent mieux, mais passer de 125-250 Ko /s à 250-500 Ko /s n’est pas des plus glorieux. Toutefois, si vous vous contentez d’une simple décongélation, les débits seront meilleurs ...
Et la portée ?
Quid de la portée ? En sus des tests de débits à 2 étages nous avons été plus gourmand en tentant en connexion depuis le rez-de-chaussée vers le 7 étage. Bien entendu, on est dans un immeuble et donc dans des conditions particulièrement difficiles, mais bon, les constructeurs annoncent des portées exceptionnelles avec le MIMO. Malheureusement aucune des solutions proposées n’a su établir une connexion dans ces conditions.

Du coup nous sommes remontés de deux crans pour arriver à un delta de 5 étages. Cette fois les offres MIMO les plus puissantes telles que le Netgear arrivent à se connecter mais les conditions sont difficiles puisque bien que la connexion soit relativement stable on arrive a des débits de l’ordre de 150-200 Ko /s. Bien entendu en 802.11g aucune connexion n’était possible.
 
 
Netgear
Deux routeurs nous ont été prêtés, le WPN824 et le WPNT834.

WPN824 : C’est déjà un « ancien » modèle de chez Netgear. Basé sur un chipset Atheros, il est classé comme « simple » MIMO mais est équipé de pas moins de 7 antennes (!), le maximum de ce comparatif, intégré en étoile dans le routeur.


Et pour être sûr qu’on ne les oublie pas, Netgear a eu la « bonne » idée d’ajouter au centre du WPN824 un petit dôme où clignotent sept diodes suivant l’activité. Le premier routeur tuning ? Inutile de préciser que c’est totalement inutile, et que l’on a fait mieux côté discrétion.

Côté marketing, Netgear annonce des débits et des portés augmentés "jusqu´a 1000%", rien de moins, mais sans plus de précision.


L’interface d’admin est classique pour un routeur de cette marque.


WPNT834 : Dernier modèle en date de chez Netgear, c’est lui qui annonce les débits les plus élevés, avec une connexion à pas moins de 240Mbps. Basé sur la troisième génération de chipset « g + MIMO » d’Airgo Networks, (True MIMO Gen3), il réutilise le châssis du WPN824, mais fini le dôme lumineux et les sept antennes, on retrouve trois antennes classique dont seule la centrale est amovible. Outre le 240Mbps, le WPNT834 est estampillé RangeMAX pour accroitre la portée, mais aucune valeur n’est annoncée.


L’accès à l’admin du WPNT834, si elle se fait classiquement par une adresse du type 192.168.x.x, peut se faire également par l´adresse http://www.routerlogin.com. Petit bémol, l’admin, toujours au look habituel, utilise des scripts CGI qui ralentissent un peu l’affichage des pages, dommage.


Carte WPN311 : Cette carte au format PCI dispose de la technologie Range Max (XR) et est basée sur un chip Atheros. Elle a été conçue pour aller de pair avec le WPN824. Compacte, elle n’est curieusement équipée que d’une seule antenne.


Carte WPNT511 : Carte PCMCIA compatible MIMO RangeMax 240, et doit donc, en théorie, pleinement profiter des avantages de ce dernier avec un routeur compatible. Elle utilise, comme le WPNT834, le chipset Airgo True MIMO de troisième génération. Une fois la connexion établie avec ce dernier, Windows affiche fièrement un débit de 240Mbits/s. On notera qu’une version PCI n’est