Les données numériques peuvent transiter par le réseau électrique : tel est le fondement du courant porteur en ligne qui se développe de plus en plus.
Entre Ethernet, Wi-Fi, DSL et WiMAX, le courant porteur en ligne (CPL) joue des coudes pour trouver sa place. Il s'agit d'une technologie de transport d'informations numériques (données, voix et vidéo sur IP) par le biais d'un réseau non destiné à cet usage. Le plus commun d'entre eux étant le réseau électrique - bien que le CPL fonctionne également sur le câble coaxial utilisé pour la distribution vidéo, ou encore sur la paire téléphonique.
Le CPL date du milieu du XX e siècle, mais il n'a décollé que tardivement. Les progrès réalisés ces dernières années dans les composants électroniques et les algorithmes de codage ont fait décoller la bande passante de quelques dizaines de Kbit/s à 200 Mbit/s. Le concepteur français de composants Spidcom annonce même 400 Mbit/s d'ici deux ans. Et dans les laboratoires, on s'active déjà autour du gigabit par seconde. En outre, le CPL se montre aujourd'hui plus robuste. Ses performances dépendent de moins en moins de la qualité du réseau électrique. Fiabilité et performances autorisent désormais les constructeurs d'équipements de CPL à voir grand. Ils visent le marché de la distribution de télévision sur IP et des jeux en réseau dans les foyers, ainsi que celui du petit réseau local dans les entreprises.
Les progrès du CPL ne se limitent pas à l'augmentation de débit. La richesse des applications figure de même au rendez-vous. C'est ainsi que l'alliance Homeplug annonce Homeplug Command and Control, un jeu de commandes pour les modems pilotant les équipements domestiques (volets, portail, chauffage, etc.). Les constructeurs rivalisent d'imagination pour fournir une gamme d'appareils identiques à ceux que l'on trouve sur Ethernet. Ils proposent, entre autres, des caméras CPL de vidéosurveillance, ou des concentrateurs qui autorisent le raccordement de plusieurs PC sur une seule prise.
Le constructeur allemand Devolo projette d'ailleurs de lancer une ligne de produits pour le grand public et une autre destinée aux entreprises. Et le français LEA, racheté en 2005 par HF Company, pense à la Homebox, une espèce de Livebox qui ajoute une interface CPL à la panoplie classique (Ethernet, USB et Wi-Fi).
Un marché en attente d'une normalisation
Malheureusement, à la différence d'Ethernet, de Wi-Fi ou de WiMAX, le CPL n'est toujours pas normalisé. Les constructeurs se répartissent entre deux grandes familles, dont les produits demeurent incompatibles. D'un côté, l'alliance Homeplug, la plus ancienne et la plus nombreuse. Et de l'autre, le clan qui entoure l'espagnol DS2 (Design of Systems on Silicon). La première famille accuse un retard technologique sur sa rivale : les produits Homeplug plafonnent à 85 Mbit/s, alors que ceux de DS2 atteignent 200 Mbit/s et sont aussi dotés de fonctions de qualité de service et de gestion SNMP. Mais avec la sortie prochaine du 200 AV, Homeplug reviendra à la hauteur de DS2.
Les deux filières technologiques pourraient se réconcilier autour d'une norme commune. Le P1901, un groupe de travail de l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers), travaille sur la couche MAC/PHY. Tandis qu'un deuxième groupe, le P1675, oeuvre sur la sécurité, et un troisième, le P1775, sur la compatibilité électromagnétique.
On oppose souvent le CPL et Wi-Fi. Pourtant, selon l'intégrateur Alterlane, ils se révèlent complémentaires. Par exemple, un modem CPL peut dans le même temps constituer un point d'accès Wi-Fi et un pont Wi-Fi raccordant deux bâtiments équipés de réseaux en CPL et non connectés par la même infrastructure électrique.
Une solution de rechange au réseau local Pour élaborer un réseau informatique, on n'a pas trouvé mieux que le câble Ethernet (catégories 5E et 6) ou encore la fibre optique. Mais tous les locaux professionnels n'en sont pas équipés, quand le courant électrique arrive quasiment partout. Le courant porteur en ligne (CPL) devient alors une solution pour constituer un petit réseau local. Toutefois, le CPL ne bénéficie pas encore d'une normalisation. Le groupe de travail P1901 de l'IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) y travaille. Il devrait réconcilier les deux filières technologiques rivales, Homeplug et DS2. La technologie du CPL date du début des années 50. Son débit de quelques kilobits par seconde l'a longtemps limité à des usages domotiques. Par exemple, EDF s'en servait afin de relever les compteurs à distance. Les progrès des algorithmes de modulation et des composants ont élevé le débit à 14 Mbit/s au début des années 2000, avec la norme de fait Homeplug 1.0. Il s'agit, comme en Wi-Fi, d'un débit partagé entre tous les utilisateurs du réseau. DS2 avait lancé une version à 200 Mbit/s dès la mi-2005. Intellon, chef de file de la famille Homeplug, a riposté avec une version Turbo, mais limitée à 85 Mbit/s. Il a annoncé pour la fin 2006 une version 200 AV (audiovisuel) à 200 Mbit/s. Autre bénéfice des progrès de la technologie, le CPL résiste beaucoup mieux aux défauts du réseau électrique qu'il y a seulement quelques années. Le premier marché visé est celui du transport de la télévision numérique sur IP ou des jeux à l'intérieur des foyers, de la prise ADSL aux décodeurs. Rares, en effet, sont les appartements ou les maisons câblés en Ethernet. Mais, de même, les entreprises installées dans des locaux non câblés, les écoles, les établissements de santé et les sites classés peuvent installer facilement un réseau CPL pour quelques postes. Le nombre d'utilisateurs ne subit pas une limitation du fait du système lui-même, mais de la bande passante partagée. Une sécurité renforcée De fait, comme en Wi-Fi, le débit pratique se cantonne à la moitié, voire au tiers de celui annoncé. Pour 85 Mbit/s théoriques, il avoisine 40 Mbit/s, et 80 Mbit/s pour le système à 200 Mbit/s. En revanche, le CPL se distingue de Wi-Fi par sa facilité de mise en oeuvre et sa sécurité. En Wi-Fi, il faut repérer le bon réseau (SSID, ou Service Set Identifier), se caler sur le canal correct et entrer une clé WEP - ou, mieux, une clé WPA - pour se connecter au réseau si celui-ci est sécurisé. En CPL, chaque équipement se raccorde via un câble Ethernet à son modem, lui-même branché sur une prise électrique. Le réseau est alors constitué. La sécurité repose pour l'heure sur une clé de cryptage DES à 56 bits, et sur une clé AES à 128 bits pour le futur 200 AV. Tout modem non doté de cette clé ne peut se connecter au réseau logique. Un pirate ne peut donc capturer des trames pour les analyser et casser la clé, comme cela se pratique en Wi-Fi. Autre atout du CPL, sa portée dépasse les deux cents mètres, alors que celle de Wi-Fi se limite souvent à cent mètres - surtout en intérieur. A l'origine, le CPL et Wi-Fi n'étaient pas dotés de mécanismes de qualité de service. La norme 802.11e les apporte aux réseaux sans fil. Pour le CPL, la qualité de service existe déjà dans les équipements de la famille DS2, car le constructeur visait d'abord le marché des opérateurs de la boucle locale. Par la suite, ses matériels d'intérieur en ont hérité. Le 200 AV de chez Homeplug sera pourvu de fonctions de qualité de service. Ces mécanismes n'étaient pas indispensables pour des réseaux domestiques constitués de quelques PC. Ils le deviennent pour transporter des flux vidéo temps réel, comme la télévision dans les foyers, ou pour des applications de voix sur IP dans les entreprises. Les tenants du CPL affirment que le 802.11e reste insuffisant pour des applications exigeantes telles que la télévision sur IP. Dans le clan Wi-Fi, on en est conscient. Un industriel comme Ruckus propose une solution propriétaire pour corriger ces défauts. Le câble coaxial (TV), un autre support efficace Reste que, si les deux technologies s'affrontent souvent, elles se complètent aussi. C'est la politique menée par Alterlane, un intégrateur issu d'EDF. « Nous installons des points d'accès sur des modems CPL pour desservir, par exemple, un entrepôt ou un parc, explique Thomas Albert, ingénieur réseaux chez Alterlane. Autre cas, nous utilisons un pont Wi-Fi pour raccorder deux réseaux CPL situés dans des bâtiments éloignés. » Enfin, le champ d'application du CPL ne se limite pas au réseau électrique. Cette technologie fonctionne aussi sur câble coaxial et sur paires téléphoniques. « Dans un hôtel en Chine, poursuit Thomas Albert, nous avons utilisé le réseau coaxial de distribution de la télévision pour fournir l'accès à haut débit à Internet dans les chambres. » Quant à la paire torsadée du réseau téléphonique, elle peut servir à alimenter en haut débit un immeuble desservi par une fibre optique.
Les progrès technologiques ont fait bondir le débit du CPL de quelques kbit/s à 200 Mbit/s. En l'absence d'un réseau informatique, il fournit une alternative viable. Et affronte dès lors Wi-Fi.
Simplicité. Il suffit de brancher un modem CPL sur une prise életrique pour mettre un équipement en réseau. ![]()
Sécurité. Le cryptage en DES aujourd'hui et en AES demain empêche tout modem non configuré de se connecter. ![]()
Ubiquité. Si le réseau Ethernet n'est pas partout, le courant électrique est, en revanche, omniprésent. Le CPL permet de déployer un petit réseau sans avoir à réaliser de travaux.
Pas de normalisation. Pour le moment, il existe deux familles technologiques incompatibles : Homeplug et DS2. ![]()
Nombre d'utilisateurs limité. Le débit de 85 ou de 200 Mbit/s est partagé entre tous les équipements connectés, et non affecté à chacun d'eux. Le nombre d'utilisateurs s'en trouve limité.
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Une passerelle fait interface entre les réseaux intérieur et extérieur ADSL. Reliée au réseau électrique, elle y injecte les données. Des modems connectés à des PC sont branchés sur les autres prises. Le réseau est constitué... Au niveau 2, il fonctionne comme Ethernet. Et au niveau 3, c'est un réseau IP, comme s'il se fondait sur un câblage classique.
Une boucle locale pour les zones dépourvues d'ADSL L'ADSL va desservir plus de 95 % de la population, et non du territoire. WiMAX, système de transmission sans fil à haut débit, couvrira le reste. Les opérateurs promettent Internet à quasiment tout le monde. Pourtant, un troisième réseau d'accès existe, déjà déployé, et qui innerve tout le pays : celui de l'électricité. D'où l'idée de l'employer comme boucle locale grâce à la technologie du courant porteur en ligne (CPL), en concurrence avec les solutions télécoms classiques ou en attente de leur arrivée. Dans ce cas, l'opérateur amène, via une boucle optique, le trafic jusqu'aux transformateurs qui alimentent un quartier. Il place des injecteurs en tête du réseau de distribution électrique : ce sont des modems à forte puissance, aptes à desservir deux cents foyers. Si la distance est importante ou si la ligne électrique doit desservir un immeuble, un répéteur, placé sur le trajet ou en pied d'immeuble, amplifie le signal. L'abonné récupère le trafic derrière son compteur. Lequel, contrairement à une idée reçue, n'arrête pas la propagation des données. L'usager n'a plus qu'à placer ses modems sur les prises électriques pour y connecter ses PC et, demain, la télévision. La bande passante peut atteindre 200 Mbit/s partagés. Dans ce type d'usage, le réseau se voit exploité par un opérateur. Il doit être doté de mécanismes de qualité de service. Ceux-ci existent dans la solution DS2, conçue pour l'application de boucle locale, et étendue ensuite aux réseaux locaux d'entreprise ou aux réseaux domestiques. Ils sont attendus dans la famille Homeplug avec l'arrivée du 200 AV.
A la différence de l'ADSL, le réseau électrique est présent partout. Grâce à la technologie du CPL, il sert de boucle locale dans les zones oubliées par les opérateurs télécoms.
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Le réseau basses et moyennes tensions appartient aux collectivités locales, mais EDF l'exploite. Or, pour y injecter les données, il faut s'y brancher. Ainsi, le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication (Sipperec) a signé avec EDF une convention relative à l'usage du réseau électrique qui a valeur d'exemple.
Une modulation adaptée au courant porteur en ligne Pour véhiculer des informations de type informatique (données et voix numérisée) sur le réseau électrique, il existe deux grands types de modulation : DSSS (Direct Sequence Spread Spectrum) et OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing). La première était utilisée par les anciennes générations d'équipements CPL, et l'est toujours en Wi-Fi (802.11b). Plus efficace pour transmettre sur un support non prévu pour le transport de données (tel que le réseau électrique), la seconde s'impose aujourd'hui partout. L'air n'étant pas le support de transmission idéal, l'OFDM se voit retenu en Wi-Fi (802.11g et a), dans la transmission satellite (DVB, ou Digital Video Broadcasting) et en WiMAX. Une variante de ce type de modulation, DMT (Discrete Multitone), a été choisie pour le DSL : en effet, la paire téléphonique n'a pas été conçue pour transporter du haut débit. Grâce à DMT, elle véhicule désormais des débits d'une vingtaine de Mbit/s sur deux kilomètres. L'OFDM consiste à répartir le signal numérique à transmettre sur un grand nombre de porteuses, dans la bande de fréquences entre 2 et 30 MHz. Les porteuses sont modulées indépendamment les unes des autres, à bas débit, en QPSK, en QAM-16 ou en QAM-64. L'affaiblissement ou la perte d'une porteuse affectent donc modérément la qualité de signal. Dans les premiers systèmes, on utilisait trois porteuses pour un débit de 4,5 Mbit/s. Pour le système Homeplug Turbo à 85 Mbit/s, 385 porteuses étaient nécessaires. Le système DS2, à 200 Mbit/s, en requiert plus de 1500. Prévu avant la fin de l'année, le futur Homeplug 200 AV se fonde sur plus de 3 000 porteuses.
Le CPL utilise la modulation OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing). C'est la plus efficace sur des supports non destinés aux réseaux informatiques, comme le réseau électrique.
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Le spectre utilisé par le CPL se situe bien au-delà de celui réservé au courant électrique. De plus, le signal informatique est de faible puissance. Le principe reste le même que celui du DSL. Le spectre vocal s'étend de 300 à 4 000 kHz, et celui du DSL, de 30 kHz à 2 MHz.
AES (Advanced Encryption Standard) ![]()
Ce procédé de cryptage à clés symétriques vient remplacer le Data Encryption Standard (DES), retenu pour les premiers systèmes CPL. Les deux algorithmes sont utilisés afin de garantir la confidentialité des échanges sur le réseau.
CPL (courant porteur en ligne) ou PLC (Power Line Communication) ![]()
Cette technique ancienne autorise la transmission des données numériques sur un réseau électrique.
DS2 (Design of Systems on Silicon) ![]()
Ce fabricant espagnol de composants est la tête de file d'une famille de produits CPL.
Homeplug ![]()
Née en 2000, l'alliance Homeplug Powerline constitue un consortium d'environ 25 industriels, qui veille à l'interopérabilité des équipements. Elle s'organise autour d'Intellon, constructeur de composants.
IEEE (Institute of Electrical and Electronics Engineers) ![]()
Cet organisme américain de normalisation (Ethernet, Wi-Fi, WiMAX, etc.) travaille à standardiser le CPL et à réconcilier les filières Homeplug et DS2.
OFDM (Orthogonal FMruelquency Division tiplexing) ![]()
C'est la modulation désormais utilisée par les systèmes de courant porteur en ligne. Elle consiste à envoyer les informations en parallèle sur différences porteuses à bas débit. La défection de l'une d'elles n'affecte donc pas sensiblement le signal.
Du matériel et des solutions bon marché pour particuliers et entreprises
Une offre au standard Homeplug 1.0 bien fournie
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Des produits basés sur la technologie propriétaire de l'Espagnol DS2
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L'éventail d'applications sera quasiment sans limites Dans les mois et années à venir, des scénarios variés d'usage devraient pousser l'adoption des technologies CPL. Le Sipperec (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l'électricité et les réseaux de communication) s'attend à ce que la voix sur IP favorise le développement des accès Internet via courant porteur. L'association estime qu'une personne sur deux souhaite s'affranchir de sa ligne de téléphonie fixe. Même si seules 20 % sont passées à l'acte. Certains ne la conservent que pour bénéficier de l'ADSL. Or, un accès Internet via CPL permettrait de s'en débarrasser tout en profitant des offres de téléphonie sur IP. Ce n'est là qu'un pan des multiples applications possibles des CPL. On peut aussi envisager des applications de vidéosurveillance urbaine, ou encore diverses fonctions d'automatisation ou de contrôle, de la gestion du réapprovisionnement de distributeurs dans les galeries marchandes au contrôle industriel. L'alliance Homeplug a créé un groupe de travail dédié à la standardisation de cette partie commande et contrôle, qui doit publier ses travaux vers la fin de l'année. Cameron McCaskill, vice-président chargé du développement des activités d'Intellon, fabricant de composants Homeplug, s'attend même à voir, d'ici deux à cinq ans, le gros du marché des CPL généré par les fournisseurs d'électricité, dont les réseaux électriques seront intelligents, et donc plus faciles à gérer. Ce qui n'empêchera pas d'autres types d'usages de se développer. 01 informatique : Comment peut se concrétiser le standard Homeplug AV, fort de ses 200 Mbit/s théoriques ? Qu'en est-il des simples applications de réseau local ? Certains pensent notamment voir apparaître des PC portables avec un modem CPL intégré à l'alimentation électrique. Que pensez-vous des solutions à 200 Mbit/s propriétaires de la société DS2 ? Que peut-on envisager après les 200 Mbit/s de Homeplug AV ? Spidcom, entre autres, pense que l'on atteindra les 400 Mbit/s dans les deux ans à venir. Au-delà des applications principales des CPL, que représentent les services aux abonnés, les réseaux locaux et le contrôle à bas
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Cameron McCaskill : Ratifié en septembre 2005, Homeplug AV est requis dès que l'on souhaite transmettre de multiples flux vidéo. Le marché va donc décoller avec celui des offres de vidéo de haute définition. Nombre de nos clients ont terminé la phase de conception de produits Homeplug AV. Ils n'attendaient que nos composants en version production, disponibles depuis la fin juin. ![]()
Des fonctions CPL sont de plus en plus souvent embarquées dans d'autres matériels - des passerelles ADSL2, par exemple. Les simples adaptateurs Ethernet ont prouvé que la technologie est facile à mettre en oeuvre, qu'elle fonctionne bien, et que les utilisateurs l'apprécient. Le taux de retour en magasin est inférieur à 2 %. C'est du jamais vu. Wi-Fi affiche toujours un taux de retour d'environ 25 % par exemple. Forts de ces constats, les concepteurs de matériels se sont lancés dans le développement de gammes CPL diversifiées, mais pas encore annoncées pour la plupart. ![]()
Comme toujours, les solutions propriétaires ont eu l'avantage d'être disponibles plus tôt - en particulier DS2. Cependant, il a été démontré qu'en situation réelle, c'est-à-dire en présence de bruits affectant le signal, les performances de DS2 sont relativement similaires à celles de notre technologie Turbo, disponible à peu près à la même époque. Les opérateurs commencent maintenant à proposer des contenus à haute définition, au moment même où sort notre solution destinée à ce type d'application, basée sur le standard global Homeplug AV. ![]()
Nos projets s'étendent, bien entendu, au-delà de 200 Mbit/s. Mais nous ne sommes pas en mesure d'indiquer un débit précis. Nous essayons parallèlement d'améliorer la qualité de la couverture, et visons un débit réel de 45 à 50 Mbit/s sur la quasi-intégralité des prises. Les 115 Mbit/s effectifs de Homeplug AV ne sont atteints que sur une ligne dénuée de bruits. Ce qui, dans la pratique, n'existe pas. ![]()
Des applications innovantes voient régulièrement le jour. Par exemple, un spécialiste du WiMAX nous a expliqué qu'il s'avère parfois difficile, en bordure de couverture, de positionner le modem sans fil chez l'abonné de manière à obtenir une connexion satisfaisante. Il utilise une connexion CPL pour aider à réaliser ces ajustements.
Le Conseil de Gouvernement, réuni le 21 septembre 2006, adopte trois projets de décrets relatifs à l’attribution des licences de 3ème génération aux trois opérateurs retenus en juillet 2006 à l’issue de l’appel à concurrence lancé par l’ANRT le 02 mai 2006 (plus de détails).
Quand les ondes des réseaux sans fil ne passent pas, l'électricité prend le relais ! L'installation d'un réseau CPL est rapide et facile.
Disponible au grand public depuis un peu plus de deux ans, le CPL (courant porteur en ligne) utilise le réseau électrique de la maison pour créer un réseau local autonome ou complémentaire à un réseau déjà existant. Un temps décevante, cette technologie promet à présent des débits très élevés : de 14 Mbit/s, on est en effet passé à 85 Mbit/s, puis à 200 Mbit/s, soit quatre fois plus qu'un réseau Wi-Fi 802.11g et l'équivalent d'un réseau Wi-Fi MiMo. Pour en profiter, il faut bien entendu un adaptateur par PC ou appareil (routeur, console de jeux...) à relier au réseau. Il faut également prévoir d'occuper une seconde prise de courant pour chaque appareil relié - on peut au besoin utiliser une multiprise, mais celle-ci devra être de bonne qualité, sous peine d'affaiblir le débit.
Pour notre démonstration, nous avons utilisé deux adaptateurs XE104 de Netgear, vendus environ 80 euros pièce. Ils se branchent au PC via un câble Ethernet. Si vos adaptateurs se branchent sur une prise USB, la procédure est quasi identique, la seule différence résidant dans l'installation d'un pilote spécifique. Avec ces produits, le montage et l'installation ne nous ont pas pris plus de quinze minutes
Etape 1 : branchez l'adaptateur CPL sur le secteur

Sortez l'adaptateur de son emballage, et branchez-le sur une prise secteur proche du micro auquel vous allez le raccorder. Contrairement à ce qui est indiqué sur la notice de la plupart des kits CPL, vous pouvez très bien brancher l'adaptateur sur une multiprise : selon la qualité de cette multiprise, vous risquez de perdre un peu en performance, mais cela évite d'immobiliser une seconde prise secteur. Cela fait, une diode (généralement verte, mais la couleur peut varier d'un fabricant à l'autre) s'allume sur l'adaptateur.
Etape 2 : connectez le câble réseau

Insérez une extrémité du câble réseau dans le port Ethernet du PC, et enfichez l'autre dans la prise de l'adaptateur (si, comme nous, vous avez choisi le XE104 de Neatgear, utilisez n'importe laquelle de ses quatre prises). Une seconde diode verte s'allume sur l'adaptateur : elle indique que la liaison est active. Dans le cas contraire, allumez le micro : avec certaines cartes réseau plus anciennes, la liaison n'est prise en compte que lorsque le micro est allumé.
Etape 3 : partagez la connexion à Internet
Répétez les étapes 1 et 2 pour chaque micro que vous souhaitez relier au réseau. Vous devez alors voir sur chaque adaptateur une diode bleue fixe et une diode verte clignotante vous indiquant que votre réseau est opérationnel (encore une fois, les couleurs peuvent varier d'un constructeur à l'autre). Ensuite, selon votre situation, appliquez l'une des deux procédures suivantes :
Avec un routeur ou la « box » de votre FAI
Dans cette configuration, vous partagez déjà votre connexion à Internet grâce à un routeur - lequel peut être la « box » de votre FAI -, et vous souhaitez ajouter à votre réseau un ou plusieurs PC via le CPL. Il suffit pour cela de doter votre routeur de son propre adaptateur CPL, exactement de la même façon que pour un micro (voir les étapes 1 et 2). Il est aussi préférable que le serveur DHCP du routeur soit activé. C'est le cas avec les box des FAI et avec la plupart des routeurs vendus dans le commerce. Si vous désactivez le DHCP pour utiliser des adresses IP fixes, attribuez à chaque micro supplémentaire une adresse valide pour votre réseau. Lorsque routeur et micro(s) sont reliés via le CPL, le partage de connexion est immédiat et automatique.
Avec un modem standard
Si, en revanche, vous possédez un modem USB ou Ethernet mais pas de routeur, quelques menus réglages dans Windows sont nécessaires.
1. Ouvrez le menu Démarrer du PC équipé du modem, et cliquez sur Connexions réseau.

Deux icônes (au moins) figurent dans la fenêtre qui s'ouvre : celle de l'adaptateur CPL (appelée Connexion au réseau local) et celle de votre modem. Cliquez sur cette dernière avec le bouton droit de la souris, et optez pour Propriétés. Dans l'onglet Avancé de la fenêtre qui s'ouvre, cochez la case Autoriser d'autres utilisateurs du réseau à se connecter via la connexion Internet de cet ordinateur. Validez en cliquant sur OK.
2. De retour dans la fenêtre des connexions réseau, cliquez maintenant avec le bouton droit de la souris sur l'icône de l'adaptateur CPL et sélectionnez Propriétés.
Dans l'onglet Général de la fenêtre qui s'ouvre, repérez la liste intitulée Cette connexion utilise les éléments suivants et double-cliquez sur Protocole Internet (TCP/IP). Cochez alors la case Utiliser l'adresse IP suivante et indiquez 192.168.0.1 comme Adresse IP, 255.255.255.0 comme Masque de sous réseau, et 192.168.0.1 comme Passerelle par défaut. Validez en cliquant sur OK.

3. Répétez le point 2 ci-dessus sur tous les autres micros du réseau, mais en incrémentant à chaque fois l' Adresse IP indiquée : 192.168.0.2 pour le second PC, 192.168.0.3 pour le troisième, etc. Conservez en revanche la même Passerelle par défaut, à savoir 192.168.0.1. Cliquez sur OK pour valider.
Ce qu'il vous faut ![]()
Un adaptateur CPL par appareil (PC, routeur ou console de jeux) à relier au réseau ![]()
Un câble réseau de type Ethernet droit par adaptateur
Souvent présenté comme une technologie alternative , le WiMax pourrait finalement devenir un concurrent direct de l'ADSL.
L'attribution des licences régionales d'exploitation par l'autorité de régulation des télécoms (Arcep) a placé le WiMax sous les feux de l'actualité. Les cadres réglementaires étant désormais fixés, les opérateurs de réseaux identifiés et les projets d'exploitation lancés ou en passe de l'être, le WiMax semble avoir un avenir radieux en France.
Initialement prévu pour couvrir les zones blanches non raccordées à l'ADSL, le WiMax pourrait se développer assez rapidement et venir concurrencer les réseaux classiques dans des régions déjà couvertes par le haut-débit. C'est le cas par exemple en Vendée où plus de 100 entreprises ont choisi le Wimax plutôt que l'ADSL. Présenté comme une alternative, cette technologie a pourtant d'ores et déjà séduit de nombreux utilisateurs. Pourquoi préférer un accès Internet par ondes hertziennes quand on peut l'avoir par l'ADSL ?
D'une part, la technologie Wimax offre des débits synchrones, c'est à dire aussi élevés en récéption qu'en émission de données. D'autre part, les coûts d'abonnement et de mise en service du WiMax sont sur le point de devenir plus compétitifs grâce à une baisse significative des prix d'ici la fin de l'année. Enfin, les premières offres commerciales proposant la voix sur IP sur ce type de connexion devraient également faire leur apparition début 2007.
Bien que l'ADSL ait encore de beaux jours devant lui, le Wimax pourrait devenir un sérieux challenger dans les années à venir.
En France, le WiMax n'en est pour l'instant qu'à ses premiers balbutiements. Quelques expériences locales sont menées ici et là. La plupart des infrastructures WiMax sont deployées dans l'unique but de palier aux déficiences des autres réseaux haut-débit. Pourtant, le WiMax est potentielllement un concurrent dangereux pour l'ADSL. Les réseaux filaires sont amenés à décliner au profit de réseaux plus souples alliant puissance et mobilité. Contrairement au WiFi et au courant porteur en ligne (CPL) qui sont complémentaires à l'ADSL, le WiMax est une technologie indépendante qui a juste besoin d'être plus compétitive pour se développer. Plus seulement cantonné à son rôle de "solution miracle" à la fracture numérique, l'alternative WiMax se transformerait alors en challenger redoutable.
Les pirates exploitent fréquemment le 'MAC-address spoofing', à savoir la falsification du 'hardware-id' unique de l'équipement de réseau, dans le but de pénétrer par effraction sur celui-ci. Une nouvelle technique devrait mettre fin à ces pratiques pour les réseaux WiFi.
La technique repose sur la prise d'une "empreinte digitale" de chaque appareil WiFi du réseau. Tout appareil qui émet des signaux radiographiques, se caractérise en effet par un signal propre et donc unique. Tel est même le cas des appareils d'un seul et même fabricant. Le signal suffit clairement pour garantir déjà une identification sûre à 95 pour cent.Les adresses MAC sont des numéros de produit alphanumériques uniques qui sont attribués à chaque produit de réseau individuel, tant câblé que sans fil. Sur base de ces numéros de produit, les gestionnaires peuvent donner ou non accès à leur réseau. Malheureusement, il n'est pas bien compliqué de falsifier les adresses MAC à partir d'autres ordinateurs, ce qui fait qu'il est déconseillé de sécuriser des réseaux au moyen des seules adresses MAC.








